Ameenah lance des fleurs

Avec le soutien de

Ce qui suit est un extrait de la préface du livre de Madame Ameenah, la spécialiste des plantes. Le titre de l’ouvrage : On m’a déracinée.

Vous, oui vous, concitoyens sceptiques, politiciens, journalistes et autres mauvaises graines, sachez que malgré tout, vous n’arriverez pas à me rendre chèvre (feuille), bande de zozo maniok. Vos paroles et vos écrits glissent sur moi telle dilo lor bred sonz, gouttes de pluie sur nénuphar.

Comment avez-vous osé porter atteinte à mon intégrité, comment avez-vous osé questionner ma moralité, moi fleur de lys ayant obtenu de multiples lauriers ? Vous dites que ça sent le sapin ? Vous vouliez me jeter aux orties ? Mais vos attaques au ras des pâquerettes ne feront jamais plier le roseau. Je suis aussi solide qu’une platine… enfin qu’un platane.

Vous m’avez accusée d’avoir pris de l’oseille, vous en avez fait tout un foin, alors que je me suis acheté quelques «chênes» chez un bijoutier ? Vous m’avez accusée d’avoir facilité la tâche d’Alvaro le flamboyant ? De lui faire les yeux d’«houx» ? Laissez- moi pousser un coup de gueule (de loup).

Heureusement que je peux toujours compter sur le soutien de mon ami Ivan le bonsaï. Lui au moins est un «hêtre» qui tient parole. Pas comme cette mauvaise herbe qu’on surnomme L’Imposte, qui s’est accroché aux branches de son père pour planter ses racines et qui a tout fait pour que je m’arrache.

Je suis une femme, moi. Je n’ai pas voulu faire comme ces Messieurs, ces ministres et députés, qui sont partis sous la pression, qui n’ont pas de boul pikan dans le pantalon. Je ne voulais pas céder. Quoi qu’il en soit, destitution ou pas, je ferai comme le mentor SAJ – qui a un langage fleuri – me l’a dit : Pissenlit.

Je pars, la fleur au fusil. Qui vivra aloès vera.

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Un nouveau scandale défraie la chronique depuis le mercredi 28 février à Maurice. Cette fois-ci cela concerne ni plus ni moins la garante de notre Constitution, son excellence Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République. Elle a dépensé plusieurs centaines de milliers de roupies pour des achats personnels, entre autres, sur une carte de crédit Platinum offerte par la Planet Earth Institute, la fondation d’Álvaro Sobrinho, homme d’affaires angolais hautement controversé. Retrouvez tous les articles concernant cette affaire dans notre dossier spécial : Platinum Card. Une enquête exclusive de l’express.

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