PSAC : la réforme Incomprise

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Le Certificate of Primary Education (CPE) a été remplacé par le Primary School Achievement Certificate (PSAC). Désormais, c’est le PSAC qui sanctionne la fin des études au cycle primaire. Les résultats des examens pour l’obtention de certificat ont été rendus publics, mardi dernier. Ils ont été abondamment commentés par les lecteurs de lexpress.mu.

Les commentaires critiques à l’égard du PSAC sont beaucoup plus nombreux que ceux qui lui sont favorables. Dans ce contexte, le premier reproche fait au ministère de l’Éducation, relativement aux examens de fin d’études au primaire, est lié à l’absence de consultations avec les partenaires de la communauté éducative. La remarque de l’internaute Sam résume la frustration des parents qui n’ont pas été consultés sur un sujet qui les intéresse au plus haut point, car il est question de l’avenir de leurs enfants. «PSAC deserves many negative criticism as there has not been many consultations and discussions prior to reforming the CPE», écrit-il. C’est, sans doute, cette absence de consultations qui pousse les internautes à conclure que la réforme a été hâtivement formulée. «The government seems to have made a quick and biased reform. It is imposing a system which is penalising high performing students», dit l’un d’eux.

De nombreux parents d’élèves démontrent une incompréhension de la fonction des examens du PSAC. À leurs yeux, ces épreuves sanctionnant les six premières années de scolarité d’un enfant seraient un concours. Ils estiment que la réussite aux examens du PSAC, avec de bonnes notes, donne aux élèves l’accès à de meilleurs collèges.

Ainsi, de nombreux commentateurs critiquent l’attribution de collèges aux élèves qui ont passé les premiers examens du PSAC. «The mode of college allocation is a cacophony», fait remarquer Watchman. Certains lecteurs trouvent que le système est injuste et inéquitable. «The PSAC is unjust and unfair. It does not know whether to allocate good colleges to high performing students or to allocate colleges as per their regions», estime Sara.

D’autres avancent des exemples qui, selon eux, illustrent l’inanité du système. Perplexe raconte qu’une élève «a eu 1 dans toutes les matières et elle s’est vue attribuer son 4e choix de collège». Sunil, pour sa part, se demande : «Comment expliquer qu’un enfant avec 4 unités obtienne le dernier collège de sa liste ?» Le PSAC est aussi perçu comme un subterfuge pour reporter à plus tard la compétition. «Nothing has been solved. The rat race has been pushed three years later», estime Abraham. Selon d’autres commentateurs, le reforme augmente la pression sur les élèves. Elle introduit une deuxième épreuve à la troisième année du secondaire.

«There are two rat races now! One at PSAC and another at Grade 9», note Tse. «This reform is worst than CPE. Now pupils start tuition at Grades 5 and 6 for PSAC then grades 7,8 and 9 for National Certificate of Education exams», affirme l’internaute SG. Au-delà de l’incompréhension relative aux objectifs des examens de fin d’études primaires, quelques internautes se prononcent sur des considérations pédagogiques.

À cet effet, ils font des propositions qui méritent d’être entendues. Ainsi, Soondur suggère que «the curriculum needs to be looked after so that there is more critical thinking. All schools should be equipped with language labs, technology driven pedagogy, sports activities and drama».

Et Karini de conclure que pour assurer le plein épanouissement de nos jeunes, la réforme devrait toucher les premières années de la scolarisation des enfants. «If at pre-primary level, all kids were given same kind of treatment in the same type of schools our youth wouldn’t be as clueless as they are now», avance-t-elle.

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