Quand Ramgoolam supplante Gulbul

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L’éditorial de Nad Sivaramen, intitulé Mille fois Ramgoolam ?, qui prend la forme d’une interrogation sur la manière de faire de l’ancien Premier ministre et de l’actuel locataire du Treasury Building, a suscité un nombre record de commentaires sur le site web de La Sentinelle. Ramgoolam a momentanément supplanté la vedette Raouf Gulbul.

L’éditorialiste a, en effet, expliqué que Navin Ramgoolam avait débarqué les ministres Vishnu Bundhun et Kishore Deerpalsingh aussitôt que des allégations de corruption furent faites contre ces deux membres du gouvernement. Bundhun, qui acquit le titre de «minis molton», avait été accusé d’avoir sollicité quelques roupies sur chaque couverture achetée par son ministère. Deerpalsingh, pour sa part, fut interrogé sur les contrats alloués pour la construction des médi-cliniques.

Par contre, malgré les graves allégations faites à l’encontre du Deputy Speaker, Sanjeev Teeluckdharry, et Raouf Gulbul, qui est, lui, Chairman de la Gambing Regulatory Authority et de la Law Reform Commission, ces derniers restent en fonction.

De son côté, le témoignage de Rakesh Gooljaury contre l’ancien Premier ministre dans l’affaire Roches- Noires a également suscité de nombreux commentaires, mettant en cause, surtout, le témoin.

Dans le cas d’inaction par rapport au tandem Teeluckdharry-Gulbul, des théories sont avancées. Retenons l’explication d’aKotPeAlle : «Gulbul, candidat battu aux dernières législatives qui, (a) d’après la déposition de la junior Shamloll, était le lien entre les barons de la drogue et le financement de la campagne MSM et (b) fait partie du panel d’avocats de PJ, doit avoir des informations qui peuvent faire beaucoup de mal au PM et à son parti, si jamais il est forcé de partir. Donc, PJ va tout faire pour qu’il reste. De ce fait, Teeluckdharry est aussi sauvé car il est difficile de sanctionner l’un et sauver l’autre…»

À l’intention de ceux qui font le parallèle piti-papa entre Ramgoolam et Pravind Jugnauth, Bob apporte cet éclaircissement : «Erreur, Jugnauth fine remplace so papa mais pour Ramgoolam li different. So papa fine mort en 1985 et so garcon fine rentre dan politique en 1990 et li panne remplace so papa li.jamais zot faire politique ensemble.»

L’internaute Pelep entre dans le débat pour ajouter ceci : «In 1990/91 when he takes over the leadership of PTr (about 5 years after his father passing away), the labour party was a ‘small’ party. It had not been, since 82, the locomotive of any alliance. NR changed the party and made it the leading party in the country culminating in 2005. This does not happen by chance, this happens through real leadership. True, NR is also responsible for what happened to the party in 2014 but credit where credit is due. There is no way you can compare PJ to NR.»

Quant à l’affaire Roches-Noires, c’est Gooljaury qui subit un barrage d’attaques, les internautes s’interrogeant surtout sur sa trahison et son business. Celui qui se nomme smilestone dresse le profil suivant de Gooljaury mais s’attaque aussi à Navin Ramgoolam : «How can anyone give the least credibility to someone who sold those who feeded him with a spoon to get him out from a marchand merveille into one considered as the most successful businessman ‘mauritian style’. À faire palir un Steve Jobs. How many years will it take for mauritians to understand how foolish they are by voting Jagnath and Ramgoolam again. Please wake up my friends not for you and me but for our children and the future of our island.»

L’internaute La Fayette s’associe à smilestone et enchaîne ainsi : «Vous l’avez très bien résumé, tant pour ce qui est du microcosme politique local particulièrement pesant et nuisible pour l’ensemble de notre nation, que pour le parcours rocambolesque de RG - ‘À faire palir un Steve Jobs’... LoL !» Les «prouesses» édifiantes d’un marchand de fringues, issu de l’île Maurice profonde, devenu un «incontournable» homme d’affaires et bénéficiant des faveurs colossales de deux pouvoirs politiques successifs... C Bollywoodien ! RG, c’est aussi en quelque sorte «the specialist in optimizing State Loans with a profitability record which is second to none»... Bref, l’art de faire effacer ses ardoises. Le scénario est tout trouvé pour développer l’industrie locale du film !»

Jiva s’interroge, pour sa part, sur la crédibilité comme témoin de Gooljaury: «Li ti bankroute, finn fek donn li cass pou ouvert facion style. Abeh tou dimoune koner KI SANLA FINN FINANSE LI et nou deza koner ki li pou vinn rabasser. Ene mantere na pa enan okene credibiliter pou vinn ene temoin. Quelle FARCE !»

En attendant la prochaine comparution en cour de Navin Ramgoolam et le contre-interrogatoire de Gooljaury, la commission d’enquête sur la drogue avec la bande de Gulbul reprend sa place sur le podium de l’actualité, à la grande joie des internautes et des facebookeurs.

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