Pravind Jugnauth éclipsé par les scandales

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L’exemplarité d’un gouvernement n’est pas négociable dans un pays démocratique. Idéaliste certes, cette réflexion est pourtant nécessaire. Fléau récurrent à Maurice, les scandales qui s’amoncellent jettent une ombre épaisse sur le travail du gouvernement. Depuis sa prise de pouvoir le 23 janvier, le «règne» de Pravind Jugnauth est totalement éclipsé par les scandales de l’actualité.

Le jour même de son «intronisation», Pravind Jugnauth se fait voler la vedette par nul autre que son ex-adorateur au baisemain, Roshi Bhadain. Les regards sont braqués sur le coup d’éclat de Roshi Bhadain qui brille par son absence le jour de la prestation de serment des ministres. Résultat, Pravind Jugnauth est relégué au second plan. Dans le courant du même mois, le nom de la PPS Roubina Jadoo-Jaunbocus retentit plus fort que celui de Pravind Jugnauth; après tout, une commission d’enquête sur la drogue, c’est quelque chose !

Devinez qui domine l’actualité en février ; sûrement pas notre Premier ministre. Non, nous préférons les biscuits de Sheila Hanoomanjee et à juste titre d’ailleurs. Quel Mauricien ne cèderait pas pour un bon «Rum & Sugar» ? Résultat (2), on ne prête même plus attention au grand bureau du bâtiment du Trésor fraîchement occupé par le fils du mentor.

Et le train reprend sa route ; cette fois, arrêt sur Sobrinho. En pleine ébullition Metro Express, toute l’attention est accordée à Álvaro Sobrinho et ses berlines. Entre le ministre de la Bonne gouvernance, Sudhir Sesungkur, et la Banque de Maurice, qui disent tout et son contraire sur les permis bancaires de «Monsieur berlines». Résultat (3), pas le temps de s’attarder sur le discours du Premier ministre pour le lancement du Metro Express.

Le train n’a même pas atteint la gare que cette fois c’est le partisan du MSM, Geanchand Dewdanee, qui est sur le devant de la scène. Résultat (4), lors des différentes fonctions du Premier ministre, les 135 kg d’héroïne saisis intéressent plus que son discours.

Au final, que retient-on des premiers mois d’homme fort de Pravind Jugnauth ? De son début de mandat, pas grand-chose mais de son gouvernement, plusieurs casseroles. Empêtré dans divers scandales les uns plus gros que les autres, Pravind Jugnauth devrait peut-être se faire porte-parole du gouvernement et répondre à toutes ces questions en attente. Au moins, il sera, pour une fois, sous le feu des projecteurs.

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