Jeunesse ou jaunisse ?

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Ballons à foison, fanions à gogo, banderoles en étoles, drapeaux levés haut, T-shirts jaune poussin (rien à voir avec la présence du leader du parti du coq), discours d’une heure, logo et slogan déjà-vu… La réforme est mal enclenchée ! Si c’est ça, faire de la politique autrement, on peut craindre le pire ! Pourquoi reprendre les mêmes codes, le style kitschofancy fair, que les partis se sentent obligés d’adopter ? Laisser chacun venir avec sa personnalité et apporter son individualité, passer le micro à tous, histoire de voir de quoi le jeune bois se chauffe… Cela aurait montré une voie différente. Passons… On ne va pas juger sur le décorum, attendons de voir au Parlement.

On espère que la rentrée de l’Hémicycle sera aussi saignante qu’elle s’annonce (pas au sens propre, mais au niveau des échanges, des joutes verbales, des «scandales» et autres ustensiles de cuisine dévoilés !). On souhaite que la MBC n’ait pas, d’ici là, des soucis techniques pour la retransmission en direct (genre les appareils ont pris l’humidité, les câbles ont été mangés par les rats pendant les vacances).

La MBC… on l’a presque oubliée celle-là. Qui la regarde encore ? Nous sommes tous sur nos smartphones, tablettes, ordinateurs, à nous nourrir des flux d’infos sur le web, alimentés par les dernières news en quelques minutes, qu’on like qu’on share qu’on émojise… Tient, vous saviez, vous, que les mentions «j’aime», c’est comme les députés, ça s’achète ? Puisqu’on vous le dit. Nous vivons dans un monde où l’on peut tout monnayer : virginité («Je terminerai ma carrière politique au MSM», dixit Joe Lesjongard), des amis, des likes, des followers et des vues (exemple : https://easylikes.fr/). Sans même payer d’ailleurs, sur Facebook, on a des amis qu’on n’a jamais vus et qu’on ne connaît pas.

Tout s’achète, mais tout se paye aussi. Même le gratuit ! Wi-Fi gratuite (il faut bien avoir un appareil pour cela ou rouler des kilomètres pour le trouver – sauf si on a le transport gratuit), santé gratuite, école gratuite… La santé, parce qu’on est bien à un moment ou à un autre obligé de passer par le privé (analyses en laboratoire, pharmacie pour médicaments manquants, consultations horshôpital, etc.). L’école, à cause des leçons particulières. Belle réflexion sur ce «moindre mal», cette semaine, dans le mauricien : «Pourquoi vouloir interdire la double pratique aux médecins et pas aux enseignants ?», se demande le Head du département économie du QEC, Rabindranath Rajcoomar. Et toc ! Même les bourses ne sont pas gratuites. La preuve : il faut payer en efforts pour les obtenir, vous diront les lauréats.

À propos de scholarphip et de transmission de pouvoir, pardon, de savoir, quelqu’un a des nouvelles d’Ameenah Gurib-Fakim ?

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