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Au revoir vieux singe, bonjour jeune coq, dont l’année a commencé hier pour des milliers de concitoyens que l’astrologie chinoise n’a pas encore rendu chèvre. Aux autres, rappelons que le coq est le dixième animal d’un cycle de douze années qui commence avec le rat et se termine avec le cochon. En 2017, c’est donc à lui de sévir et l’animal ne s’est pas fait prier. Jugnauth II, consacré roi de la basse-cour à l’orée de l’année du coq, est tout un symbole. Tour d’horizon des traits de caractère de nos gallinacés préférés.

SAJ : malgré les apparences, ce coq fier est de bonne constitution. Papa poule belliqueux, il vole dans les plumes de ceux qui s’en prennent à son poussin. Aner(o)od lager, toujours. Et ça paie : même quand il s’efface on lui garde une place. Papa-piti ou piti-papa ? C’est la question de l’oeuf et de la poule.

Pravind : le nouveau seigneur du poulailler est d’un tempérament plutôt discret, genre coq en pâte, bien à l’abri dans sa coquille. C’est que la poule qui picore ne caquette pas, jacassent les jaloux chassés du pool aux oeufs d’or. On attend de le voir entrer dans le vif du poulet, certainement au Parlement.

Bhadain : ce coquelet de la même couvée que Pravind – élevé au grain du père – a décidé d’aller picorer ailleurs. Un choc d’ambitions et d’appétit. Du coup, il a passé la semaine à becqueter «mafieux» et vermines de toutes sortes, avant de pondre son propre parti.

Duval : le chic chicken incarné. Portant beau, chantant haut et hardi. Mais bigrement volatile aussi, contraint de changer de poulailler pour exister. Le risque qui lui pend au bec, c’est bien sûr de devenir le cocufié et non plus le cocufieur. Il n’en a cure, convaincu que son heure viendra avant que les poules n’aient des dents.

Ramgoolam : coq coquin, son inclination pour les poules de luxe lui a jadis joué des tours. Mais le voilà déjà qui se remplume. On l’a vu vendredi, crête déployée, pérorer avec assurance et aplomb contre «le viol de la démocratie», tout en couinassant sur l’absence de sa poulette moustachue de 2014.

Bérenger : coq en vain, ses partisans attendent des lendemains qui chanteront enfin. Pas gagné. Ego dressé sur ses ergots, il a trop tendance à distribuer de coups de bec dans l’eau qui n’inspirent plus la chair de poule. Bref, il s’est un peu perdu en chemin. Kot, kot, kot li ?

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