Deal d’îles

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Ça sent le roussi pour les Chagossiens. La perfide Albion (à ne pas confondre avec ce qui risque de devenir la fétide Albion si la raffinerie de pétrole s’installe sur cette côte) a encore frappé. Il va falloir sérieusement penser à changer de stratégie. L’arrivée du businessman milliardaire à la tête des États-Unis devrait nous inspirer. Ne pourrait-on pas faire un deal d’homme d’affaires à homme d’affaires entre Maurice et les USA, au lieu de se battre en vain contre les Britanniques ? Il semble que l’argent parle à Donald Picsou. Envoyons un émissaire négocier. La proposition à faire à Trump : «Soutenez notre cause, faites pression pour que Maurice exerce sa souveraineté sur les Chagos – vous pouvez menacer d’envoyer tous vos immigrés en Grande-Bretagne par exemple, permettez le retour des Chagossiens dans l’archipel, sauf, bien sûr, sur Diego Garcia et, en échange, on vous laisse l’usufruit de la base militaire. Nous, on vous la loue gratis ! Vous assurerez la sécurité et la défense sans débourser un cent.»

On ne sait à combien s’élève le bail des Anglais mais cela doit être un montant conséquent s’ils proposent une compensation de 40 millions de livres aux Chagossiens pour «l’amélioration de leur bien-être»… Si on cause au porte-monnaie de Trump, ça pourrait marcher ! Le tout ce sera de trouver un (de) bon(s) négociateur(s). On pourrait envisager un tandem Rakesh Gooljaury – Nandanee Soornack. Les personnages, avec leur success story (avant leur chute) pourraient plaire au président populiste, elle, apportant la touche glamour. Il faut se résigner, les droits de l’homme ou autres valeurs altruistes n’ont plus cours en ce bas monde.

À propos de droits de l’homme, que cache la police ? On ne veut pas jeter de l’huile sur les Casernes (on a vu ce qu’il en coûte si on le fait sur le PMO), mais cette volonté d’omerta sur le rapport d’Hervé Lassémillante est aussi étrange que le décès du constable. On s’est d’ailleurs amusé à tenter de se pendre assis avec une serviette accrochée au porte-serviettes… on n’y est pas arrivé. Peut-être qu’on n’avait pas tellement envie de mourir non plus, ça aide à rester en vie ! Et puis on n’arrivait pas à se prendre en selfie en même temps, histoire de partager ce grand moment sur Facebook en direct…

Avez-vous remarqué ? La plupart du temps et pas que dans les cellules, lorsqu’on a besoin des CCTV, les caméras sont toujours en panne ou les images sont inexploitables. Impossible de filmer la nuit de surcroît (comme on le sait, la plupart des délits sont commis au grand jour !). Mais qui donc s’occupe de leur maintenance ? Pourquoi est-ce si compliqué de faire fonctionner ce système ? Vite, une commission d’enquête !

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