Volley-Ball. A la rencontre de Joanne, Lucy et Joanita Latour : Trois sœurs, une même passion !

Avec le soutien de

Joanita, Joanne et Lucy Latour ne font que suivre les traces de leurs aînés en se consacrant au sport.

Il n’y a pas mille façons d’éveiller leur enthousiasme. D’entretenir, dans leur regard, cet éclat de joie. Cette lumière, représentante de la passion. Abordez avec elles le volley. Aussi simple que ça ! Petite visite dans l’univers des sœurs Latour.

 
Elles se définissent comme des passionnées de sport en général. Difficile de ne pas les voir comme telles ! Mais difficile également de ne pas se rendre compte qu’elles ont une préférence pour le volley. En apparence, le simple fait d’avoir choisi d’y faire carrière en atteste. Mais en profondeur, chaque mot, chaque phrase, chaque sentiment met en lumière cette préférence.
 
«Le sport, on l’a dans le sang. C’est une affaire de famille chez nous», s’enthousiasme Joanne, la sœur aînée. Un peu à l’image d’Obélix, petites, elles sont tombées dans la marmite. Après tout, si papa a été sportif, si tantes et oncles ont été sportifs, ce que seront les descendants n’est pas très difficile à deviner…
 
A 15 ans, Joanne fait son choix. Le volley ! Elle voit dans cette discipline et la pratique de celle-ci une opportunité d’épanouissement. Un moyen d’aller à la rencontre d’elle-même. Une source d’aide dans la construction de sa personnalité. «Le choix s’est porté sur un sport d’équipe parce que j’aime être entourée», affirme-t-elle. Chose guère étonnante quand on vient d’une famille de huit personnes (Papa, maman, cinq filles et un garçon) ! Ainsi, elle intègre l’Union 79 de Curepipe et découvre, sous la houlette de Mario Lepois, les rudiments de la discipline. Peu de temps après, la complicité qu’elles partagent et ce besoin commun qu’elles ont d’être entourées emmènent Lucy sur les bancs de la même formation que sa sœur aînée. Suivant les mêmes règles, une fois entrée au collège, Joanita les rejoignit. «Depuis, on joue toujours ensemble», dit Joanne, tout heureuse.
 
Après quelques saisons passées au sein de la formation Curepipienne et la soif de nouvelles expériences conduisent les trois sœurs au sein d’Azur SC. «C’est là qu’on a réellement découvert le plaisir de jouer au volley. L’affabilité et l’accueil des autres joueuses et de l’entraîneur, Guito Lepoigneur, furent extraordinaires. On s’est très vite senties à l’aise».
 
De là, les choses s’enchaînèrent. Joanne, Lucy et Joanita connurent une progression collective. Progression qui les emmena à deux titres de championnes de Maurice avec Azur SC et aussi, à Madagascar en 2011, pour défendre le quadricolore, les trois ayant alors été sélectionnées pour les Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI). «Dès que je me suis mise à la pratique du volley, mon rêve était de faire partie de la sélection nationale et d’aller aux JIOI. En 2007, je me rappelle avoir suivi ces Jeux à travers la presse et la télé et quatre années plus tard, mon rêve s’est réalisé. La présence de mes sœurs n’a fait que le rendre encore plus agréable», affirme Joanne, employée à Caudan Security.
 
Leur passion, elles la vivent à fond ! Il est difficile de leur faire quitter leur sphère. D’ailleurs, disent-elles, entre l’entraînement, les compétitions et leur occupation professionnelle respective - les études dans le cas de Joanita -, le temps qu’il leur reste est assez restreint. «Mon temps libre, je le partage entre les morceaux de Rihanna, ceux de Chris Brown, l’Internet et la Play Station», dira Joanita, très fan du couple artiste.
 
Joanne, elle, n’écoute pas un chanteur particulier. «Un peu de tout. Tout ce qui fait bouger, quoi !», lâche-t-elle. Par contre, ce qu’elle aime par dessus tout pendant ses moments libres, c’est se retrouver dans les bras d’Hypnos ! Pour se revitaliser, il n’y a pas meilleur !
 
Lucy, donnant l’impression d’être plus circonspecte que ses sœurs, s’abstient de tout commentaire. Histoire de lui voler quelques mots, la première question venue en tête lui est posée. Qu’attend-elle de la vie ? «Rien, je suis satisfaite. J’ai déjà tout ce que je veux».
 
Mais lorsque le sujet de la politique sportive mauricienne est abordé, elle ne peut cacher son côté «révolutionnaire». L’employée de Brinks se lâche : «On ne peut pas vraiment évoquer la politique sportive mais plutôt l’absence tout court ou si vous voulez un doux euphémisme, les manquements de celle-ci. Beaucoup n’ont que leurs intérêts personnels en tête et ceux des sportifs sont carrément ignorés. A presque tous les niveaux, il y a un manque cruel de professionnalisme. Et pour être réaliste, je ne vois même pas un semblant d’amélioration. Ne parlons pas des encadrements nécessaires à l’épanouissement des athlètes, ils sont infinitésimaux. Cette incapacité des dirigeants à mettre en place les structures susceptibles d’aider les athlètes crée un terrain propice à la culture du découragement mais, pour le plaisir et l’amour du volley, je continue de jouer».
 
Joanne, avec plus de souplesse, rejoint sa sœur. «On ne valorise pas assez le volley. Le potentiel est là mais l’absence d’encadrement et surtout les mauvaises décisions le jugulent».
 
L’adolescence et l’optimisme s’allient parfaitement. Joanita en est la preuve. Elle voit les opportunités et veut se donner les moyens de les saisir. Pour ne pas faire exception aux jeunes de son âge, les projets et les rêves sont nombreux. Comme elle n’arrive pas à choisir entre une carrière professionnelle de volleyeuse et un poste de professeur d’éducation physique, elle nourrit les deux. Avec quoi ? «L’entraînement et l’éducation. Je sais que ce sont mes moyens de transport vers mes rêves. D’ailleurs, en tant que jeune, j’aimerai attirer l’attention de tout un chacun sur l’importance de l’éducation. Elle est la clé de la réussite et le moteur de l’évolution».
 
Joanita, qui s’inspire beaucoup d’Usain Bolt en raison de la force du sprinter jamaïcain, de sa volonté et l’humilité qu’il laisse transparaître regrette l’inconscience et irresponsabilité dont font preuve beaucoup de jeunes de son âge en ces temps-ci. «Ils n’arrivent plus à discerner entre l’essentiel et le superflu, c’est dommage».
 
Difficile d’achever ce papier avant d’avoir partager avec les lecteurs le désir de Joanne, qui vient récemment de se marier civilement avec Vishal. «Je voudrais avoir plusieurs enfants, disons quatre. Mes parents en ont eu six et comme on dit souvent que les parents sont nos modèles, les imiter ne me fera point de mal», conclut Joanne dans un éclat de rire.
 
 
Joanne Latour : « Elle voit dans la pratique de cette discipline une opportunité d’épanouissement. Un moyen d’aller à la rencontre d’elle-même. »
 
Lucy Latour : « On ne peut pas vraiment évoquer la politique sportive mais plutôt l’absence tout court ou si vous voulez, les manquements de celle-ci »
 
 
Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires