Volé par un Nigérian, Eshan Juman récupère son argent en Chine

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Eshan Juman a été victime d’escroquerie informatique. L’argent de ses comptes a été détourné et transféré en Chine.

Victime de piratage informatique, il a dû se rendre en Chine, à ses propres frais, pour récupérer son argent. Une somme de Rs 1,6 million appartenant à Eshan Juman, ex-conseiller municipal de Port-Louis, a été détournée de son compte par un Nigérian âgé d’une vingtaine d’années. Ce dernier a été arrêté par les autorités chinoises.

Rs 1,6 million. C’est la somme qui aurait été déplacée des comptes de deux entreprises d’Eshan Juman, ex-conseiller municipal de Port-Louis, pour être transférée au profit d’une compagnie opérant à Wengzhou en Chine. Dimanche dernier, 22 septembre, il a dû se rendre à Shanghai, par ses propres moyens, pour récupérer son argent. En deux jours, les autorités chinoises ont pu mettre la main sur le cerveau présumé de ce piratage informatique, un Nigérian d’une vingtaine d’années.

Toutefois, le délit ayant été commis à Maurice, le jeune homme a été relâché par la police chinoise et c’est Interpol qui se chargera de l’enquête. Quant à Eshan Juman, il devra produire les documents certifiant qu’il est propriétaire des deux compagnies qui ont été victimes de l’escroquerie informatique, à savoir Notre Dame Steel et Chantier de Notre Dame, à l’ambassade de Chine.

Tout a commencé lorsqu’un des fournisseurs chinois de l’homme d’affaires du secteur import – export dans la construction l’informe qu’il a reçu plusieurs mails concernant des transactions financières qu’il aurait effectuées. Après vérification, Eshan Juman s’aperçoit que son compte mail avait été piraté et que ces transactions ont eu lieu à son insu. Près de Rs 328 105 ont disparu des comptes de ses deux compagnies. L’ancien conseiller municipal fait une déposition au Central Criminal Investigation Department (CCID) le même jour, soit le 28 août. Par la suite, Eshan Juman informe sa banque, la State Bank of Mauritius, du problème.

Cette dernière s’empresse de contacter la banque chinoise Shanghai Development Bank par laquelle la victime faisait des achats. Il s’avère que le détournement a été effectué à travers cette institution chinoise. S’en est suivie l’entrée en jeu d’Interpol en collaboration avec la police de Wengzhou.

Contactée par téléphone, Mady Liu, courtière chez Pizhou Honghai Import and Export en Chine, une compagnie basée à Wengzhou, avec laquelle Eshan Jumon est en affaires, a démenti être impliquée dans ce détournement. La compagnie n’aurait, selon elle, pas touché la somme de Rs 1,6 million qui a été transférée en Chine. Ainsi, les deux parties auraient conclu l’affaire à l’amiable.

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