Viol et meurtre de Marie Anita Jolita : Lotoah condamné à 40 ans de servitude pénale

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Jean Mervyn Roberto Lotoah, 24 ans, a été reconnu coupable par le jury de la cour d’Assises par sept voix contre deux, du viol et du meurtre de Marie Anita Jolita, une fillette de deux ans et demi. Son complice, qui a avoué le crime, avait été condamné à 26 ans de prison.

Le couperet est tombé ce lundi 13 juin. Le jury de la cour d’Assises a déclaré coupable, par sept voix contre deux, Jean Mervyn Roberto Lotoah, 24 ans, du viol qui a occasionné la mort de la petite Marie Anita Jolita le 3 juillet 2005. La juge Saheeda Peeroo l’a condamné à 30 ans de prison pour viol et à 40 ans pour tentative de meurtre. Au final, il ne purgera que la peine la plus lourde.

« Je suis innocent. Je n’ai rien à voir avec cette affaire », a lancé le jeune homme après que la sentence ait été prononcée. Même s’il clame toujours son innocence, les neuf membres du jury, choisis pour tirer au clair cette affaire, ont reconnu Roberto Lotoah comme étant celui qui a été le premier à avoir abusé de la fillette, à Cité Tôle, Mahebourg.

Ludovic Prodigue, son complice, a admis sa culpabilité en cour et a déjà été condamné à 26 ans de prison en octobre 2010. Contrairement à Roberto Lotoah qui, lui, avait plaidé non-coupable. Ce qui lui a valu un procès avec un grand jury. Il était défendu par Me Mannish Ajodha et le Parquet était représenté par Me Moun Seetaram.

Depuis le lundi 6 juin, les jurés ont écouté un large éventail de témoins. Parmi ceux qui ont participé aux auditions, l’inspecteur Murugessen, principal enquêteur dans cette affaire et ancien responsable de la CID de Mahebourg, le chef du service médico-légal d’alors, le Dr Satish Boolell, un expert de la Forensic Science Laboratory (FSL) et Ludovic Prodigue.

Appelé à la barre des témoins le mercredi 8 juin, Ludovic Prodigue a formellement incriminé son ami et a expliqué, dans les moindres détails, comment ils avaient abusé de la fillette jusqu’à la tuer, avant de jeter son corps à la mer. Il a aussi expliqué comment son ami avait préparé l’agression sexuelle contre la fillette. Le cadavre de Marie Anita Jolita a été retrouvé flottant à la surface du bras d’eau jouxtant la Cité Tôle, deux jours plus tard, soit le jour du scrutin des législatives de 2005.

Aux Assises le jeudi 9 juin, le FSL a révélé que l’ADN d’une tierce personne, Enrico Berthelot, a été découvert sur le corps de la victime. Ce pêcheur était présent à Cité Tôle le jour du crime. Il a été placé en liberté conditionnelle tandis que son procès se poursuit.

Selon l’autopsie pratiquée par le Dr Satish Boolell, la petite Marie Anita Jolita est décédée à la suite d’une exsanguination causée par son viol. Il révèle également que les agresseurs l’ont blessé à la poitrine et au visage.

A la sortie du tribunal, les proches de Roberto Lotoah étaient inconsolables. « C’est vraiment injuste. Il a pourtant été prouvé que son ADN ne se trouvait pas sur la fillette », soupire la sœur de l’accusé. Dans cette affaire, les deux adolescents, alors âgés de 19 et de 14 ans, étaient passés aux aveux.

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