Vikash Dhorasoo : « Je suis Mauricien, donc je suis à la disposition des Mauriciens »

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Vikash Dhorasoo est de passage à Maurice. Le lundi 4 mai, il a procédé au lancement du projet Grassroots de la Fifa. L’ex-joueur de l’équipe de France de football est heureux de revenir sur la terre de ses parents à cette occasion.&nbsp


Ça doit vous faire quelque chose de venir à Maurice pour une première mondiale : le lancement du projet Grassroots de la Fifa, et surtout en tant qu’ambassadeur de ce projet ?
- Voilà un autre projet que la Fifa lance. La Fifa a fait beaucoup pour le foot, notamment en Afrique, et là c’est directement vers les jeunes. En plus, c’est à Maurice, le pays de mes parents. Je crois beaucoup en la jeunesse. On l’a dépeint souvent comme un problème. Je crois que c’est plutôt une ressource, une force. Et il faut l’imaginer comme ça…

Vous êtes actuellement au cœur de l’actualité sportive en France, car on parle de vous à la présidence du Havre…
- C’est très compliqué. Aujourd’hui, le 4 mai, je devais présenter mon projet, mais je ne pouvais pas vu que je devais venir à Maurice. C’est très compliqué, c’est très dur, mais on va se battre pour y arriver parce qu’on croit en notre projet. On croit dans les idées qu’on a. C’est ma ville natale le Havre, c’est mon club. J’ai joué pendant 15 ans dans ce petit club. J’aimerais le voir ailleurs que dernier du championnat et descendre en deuxième division. Donc, j’ai vraiment envie que ce projet aboutisse pour que, enfin, il y ait autre chose en face de ce qui se passe jusqu’à présent sur les Montagnes Ardennes.

Pourquoi dites-vous que c’est compliqué et que vous devrez vous battre ?
- Parce que c’est compliqué. Parce qu’il y a des gens qui sont déjà en place et qui ont la confiance des actionnaires notamment. Ces derniers ont beaucoup travaillé pour le club. Voilà, ils sont Havrais et ils sont eux aussi dévoués à leur ville et c’est leur club. Pour une fois, il y a, peut-être, une alternative en face. Pour une fois, il y a, peut-être, un projet différent, un changement de politique qui pourrait, peut-être, amener le Havre vers autre chose qu’une descente et pas tellement de perspective d’avenir heureuse.

Peut-on en savoir plus sur cet ambitieux projet ?
- Ces renseignements ils sont destinés aux actionnaires. Ce sont les actionnaires qu’on voulait rencontrer pour exposer notre projet. On en a beaucoup parlé dans la presse française. Pour résumer, c’est amener un peu d’argent, des idées, un changement de politique, des gens compétents au sein du club. J’ai des compétences, des réseaux, mon histoire, le football. C’est faire plein de choses en me basant sur tout cela. Un projet ça ne se résume pas en une ligne, ça se résume en des choses précises et intéressantes.

C’est bien un consortium indien qui pourrait remettre le club du Havre sur les rails ?
- Non, ce n’est pas un consortium. Moi, je suis ambassadeur d’un consortium d’associations des enfants de rues qui chapote 80 associations des enfants de rues. Je suis allé en Inde pour faire un match de charité organisé par ce consortium. A la suite de ça, c’était bien avant déjà, on avait commencé à imaginer comment aider le Havre qui était en difficulté et qui allait descendre en deuxième division. Et j’en ai parlé à des investisseurs indiens qui seront intéressés à investir dans le club que si j''''en deviens président. Ils ne sont pas intéressés à acheter ce club, mais ils le sont pour investir dans ce club une fois que je serais président. L’argent qu’il faut, où il faut et quant il faut.

Vous à la présidence, c’est donc une condition sine qua non pour que ces investisseurs injectent de l’argent dans le club du Havre...
- Il s’est établi une confiance entre nous. C’est gens ne connaissent pas les personnes en place au Havre aujourd’hui. Il est hors de question pour eux de partir dans une histoire avec des gens qu’ils ne connaissent pas. L’histoire, elle est avec moi et forcément ça demande un changement de présidence. Mais pour moi, devenir président de club du Havre, ça n’a pas de sens. Ce n’est pas pour prendre le pouvoir. Moi, le pouvoir ça ne m’intéresse pas du tout. C’est juste que c’est l’une des conditions pour que l’histoire commence et que l’histoire soit belle. Voilà, moi si dans cinq ans ou dix ans on me demande de me retirer pour que l’histoire soit encore plus belle, je partirais. Si ça ne marche pas je serais déçu pour les Havrais et les supporters du Havre. Pas pour moi, moi ma vie elle continuera…

Et y aura-t-il une collaboration avec l’île Maurice, si jamais votre projet se concrétise ?
- Je suis Mauricien, donc je suis à la disposition des Mauriciens pour réfléchir comment faire pour, déjà, accompagner ce projet, imaginer d’autres projets et pour faire des échanges. Forcément les échanges ça apportent beaucoup, en l’occurrence le savoir-faire français et le savoir-faire du Havre qui reste un grand centre de formation. Par exemple, sur le dernier match de l’équipe de France, il y avait cinq joueurs issus du centre de formation du Havre. Prendre des joueurs mauriciens, les aider dans leurs formations, pourquoi pas les tester, et puis un jour pourquoi pas voir un joueur mauricien évoluer en France, comme on l’a vu pour Désiré Periatambee. Ce serait quand même un grand point de départ.


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