(Vidéo) Refus d'alcotest : les explications de Richard Duval

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Richard Duval (à g.) lors d'une convocation aux Casernes centrales en décembre 2012 dans le cadre de l'affaire Gro Derek.

Il s’est longuement expliqué au poste de police de Pailles, hier mardi 23 juillet.  Richard Duval a avancé quatre raisons pour expliquer son refus de se soumettre à un alcotest après un accident…

L’ancien député du Parti mauricien social-démocrate (PMSD), Richard Duval, s'est expliqué en présence de son avocat, Assad Peeroo pendant plus de deux heures ce mardi 23 juillet au poste de police de Pailles. Le chairman de la State Property Development Co Ltd, a affirmé avoir refusé de se soumettre à un alcotest suite à un accident de voiture à Pailles, dimanche soir, pour quatre raisons.

«D’abord, il faut dire que la loi permet à quelqu’un de refuser un alcotest. Ensuite, j’ai un petit problème de santé. Toute ma famille sait que je suis asthmatique. Enfin, j’étais grippé et j’avais pris un sirop antitussif, du nom de Benylin, qui contient un fort pourcentage d’alcool», a déclaré à la presse Richard Duval à sa sortie du poste de police.  

Toutefois, après avoir donné sa déposition, Richard Duval a été conduit sur le lieu de l’accident où des mesures ont été prises. Il a expliqué qu'il roulait sur l’autoroute en direction de Moka, aux alentours de 22 heures dimanche, quand sa BMW a fait une sortie de route dans un tournant. Le flanc droit et le pare-chocs de son véhicule ont été endommagés.

Richard Duval s’est rendu au poste de police de Pailles pour rapporter l’accident mais aurait toutefois refusé de se soumettre à un alcootest. Il a confié aux enquêteurs qu’il s’expliquerait en détail sur cet accident en présence de son homme de loi. C’est ce qu’il a fait hier en fin d’après-midi.

Selon un haut gradé de la police, le Road Traffic Act prévoit qu’un conducteur soit soumis à un alcootest et qu’il donne un échantillon de son sang et de son urine s’il est soupçonné de conduire en état d’ébriété. Si toutefois il refuse de se soumettre à ces tests, il y a un prima facie case pour soutenir qu’il conduisait en état d’ivresse au-dessus de la limite autorisée. Un conducteur en état d’ivresse qui accepte de prendre une fixed penalty après avoir été trouvé positif à l’alcootest récolte huit points. Par contre, s’il décide d’aller en cour, il risque d’accumuler entre huit et dix points. Cela, à la discrétion du magistrat.

Dans ce cas précis, ce sera au magistrat de trancher après avoir pris en considération les arguments soumis par les enquêteurs.

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