Vidéo: opération de Greenpeace en rade de Port-Louis contre un senneur sud-coréen

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L’ONG international Greenpeace est à Maurice pour protester contre la présence du thonier senneur sud-coréen Premier en rade de Port-Louis. Sept militants à bord de trois dinghies ont inscrit le mot «illégal» sur la coque du bateau.

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L’équipe de Greenpeace embarquée sur trois dinghies s’est ruée dimanche dans la matinée, sur le Premier pour taguer le mot «illégal» en anglais et en coréen. Elle a vite été repoussée par les garde-côtes alors qu’elle avait déroulé une banderole. Vu qu’elle n’avait pas l’autorisation de mettre des embarcations à l’eau dans la zone portuaire, les écologistes sont passibles d’engager des poursuites.

Nathaniel Pelle, porte-parole de Greenpeace, qui est arrivé à Maurice par avion samedi, déclare que l’ONG a découvert que le navire appartenant à la firme Dongwon Industries péchait avec de faux permis provenant du Libéria. Ce pays veut d’ailleurs traduire le capitaine en justice pour pêche illégale remontant à novembre 2011.

Les sept militants de Greenpeace, de nationalité différente, sont arrivés à Maurice à bord de leur navire, l’Esperanza, dépêché à Maurice, en début de soirée, samedi 22 avril. Et, ce dimanche 21 avril, l’opération surprise a été lancée afin de maintenir la pression sur les autorités mauriciennes et d’empêcher que le thonier ne débarque sa prise, estimée entre 400 et 600 tonnes, à Maurice.

Malgré les mises en garde adressées à l’Etat, à l’effet que le bateau s’adonnait à la pêche illégale au large de la côte Ouest de l’Afrique et plus particulièrement dans les eux libériennes, le thonier senneur a été autorisé à mouiller à Port-Louis, jeudi 18 avril.

Le ministre de la Pêche, Nicolas Von Mally, a toutefois pris les devants en ordonnant dès vendredi, 20 avril, l’interdiction de tout transbordement de poisson du Premier. Des conteneurs réfrigérés avaient déjà été amenés à côté du thonier.

En mars dernier, le Premier avait été interdit d’accès à Victoria, aux Seychelles. Depuis un mois, le bateau fait le tour des ports de la région et c’est la rade de Port-Louis qui lui a finalement donné l’autorisation d’accoster. 

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