Une saison cyclonique bien timide

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La saison cyclonique n’est certes pas terminée. Reste que pour l’instant, elle nous a bien épargné, si ce n’est Abele en décembre et Bingiza en février. Une situation exceptionnelle selon les services de Météo France cités par notre confrère du Journal de l’île de la Réunion dans son édition de ce mardi 8 mars.

Du jamais vu ou presque. "Sur les 50 dernières années, il n’était arrivé auparavant qu’une seule fois de se retrouver début mars avec seulement deux systèmes baptisés. C’était lors de la saison 1997-1998, au cours de laquelle la troisième tempête tropicale de la saison s’était développée à la fin de la première semaine de mars", constate les services de Météo France.

Et de poursuivre : "Comme aucun système dépressionnaire n’est prévu se former d’ici demain ( ce mardi), la saison en cours 2010-2011 détrône donc la saison 1997-1998 et devient la saison détenant le record de la plus faible activité cyclonique pour la première partie de saison couvrant toute la période initiale allant jusqu’au 7 mars".

Ce ne veut cependant pas dire que la Réunion est tirée d’affaire.&nbsp&nbsp "L’actuelle exceptionnelle faiblesse de l’activité cyclonique sur la zone Sud-Ouest de l’océan Indien ne présage cependant en rien de l’avenir", s’empresse de souligner les prévisionnistes. Reste que la fin de saison pourrait bien se terminer de la même manière.

"Si, statistiquement parlant, l’éventualité de combler le retard pour aboutir in fine à une saison normale en terme d’activité, apparaît désormais hautement improbable, il reste encore possible de connaître une fin de saison plus active, même si les projections actuelles laissent plutôt à penser que l’activité perturbée va demeurer inférieure à la normale au cours des deux prochains mois sur notre zone".

Mais en matière de météo, les choses ne sont jamais simples. C’est ainsi qu’on n’est pas à l’abri d’un cyclone. Ce que Météo France prend bien garde de rappeler : "A ce stade, on ne peut toutefois encore rien exclure pour quelque territoire que ce soit, et pour La Réunion en particulier. Un bon exemple permettant d’illustrer ce fait, est d’ailleurs fourni par la saison 1986-1987 précédemment évoquée. S’étant achevée avec seulement cinq systèmes baptisés (sachant que la normale est de neuf), elle avait tout de même été douloureusement vécue par nombre de Réunionnais ayant eu à subir les conséquences de CLOTILDA en février. Il suffit d’un seul météore "mal placé" ou avec une trajectoire défavorable… "

"Tout comme, même dans un contexte environnemental anormalement sec, on n’est jamais à l’abri de la survenue d’un épisode pluvieux intense, comme celui que l’île de la Réunion a connu fin janvier, un petit épisode par la durée (3-4 jours), mais important en terme de quantités de précipitations, ayant à lui seul gommé une bonne partie du déficit pluviométrique. Et il n’y a pas besoin qu’un système dépressionnaire organisé soit présent pour cela".

Source : Le Journal de l’île de la Réunion, 8 mars 2011.

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