Une enfant de neuf ans terrorise son école

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L’école primaire de Cité Vallijee lors d’élections. Elle serait «tenue en otage» par une élève agressive. 

Elle n’a que neuf ans mais elle donne du fil à retordre au personnel enseignant, non enseignant et à ses camarades de classe à l’école primaire de Cité Vallijee. Cette élève en Std IV frapperait régulièrement ses enseignants et ses camarades, selon une source au sein de l’établissement.

«Il est impossible de lui parler, elle n’écoute personne. Dès qu’on lui parle, elle hurle et nous donne des coups», explique la source. Un enseignant de l’école renchérit en indiquant que l’élève et son frère, qui est en classe de Certificate of Primary Education, sont des «tyrans» et terroriseraient les autres enfants.

École spécialisée

La situation a pris une telle ampleur que le cas a été signalé au ministère de l’Éducation, qui l’a référé à l’Ombuds person for Children, à la Child Development Unit (CDU) et à la Brigade des mineurs. Après avoir examiné l’élève, l’Educational Psychologist du ministère de l’Éducation a conclu que l’élève doit être transférée dans une école spécialisée. «Cette enfant a un problème de comportementet a besoin d’attention spéciale», indique un responsable du ministère. Le même constat a été fait au niveau des autres institutions.

Toutefois, jusqu’à présent, l’élève fréquente toujours l’école de Cité Vallijee et continue à perturber le bon déroulement de l’établissement. «Les parents ne veulent rien entendre.Ils continuent à déposer la fillette à l’école chaque matin», indique l’enseignant interrogé. Et de préciser que les parents «ontun sale caractère» et qu’il est «impossible de leur parler».

«Cette école n’est plus la même. Il faudrait que l’élève aille dans une école spécialisée. Ce n’est pas juste qu’à cause d’une élève, les autres soient pénalisés»,ajoute l’enseignant. Même sonde cloche du côté de Saleem Choolun, secrétaire général de la Government Teachers’ Union : «Ce n’est pas possible que toute une école soit retenue en otage à cause d’une élève

Actuellement, le ministère de l’Éducation n’a pas le pouvoir légal de forcer les parents à ne plus emmener leur fille à cette école. Or, il devrait en avoir, plaide Saleem Choolun.

Mais en attendant, que faire dans ce cas ? Le responsable du ministère explique que «la CDU a le pouvoir légal de forcer les parents à changer d’établissement». C’est ainsi que jeudi, dit-il, il a été décidé que l’enfant sera examinée par un psychologue clinicien à la CDU. «C’est le dernier recours.»

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