Un mort dans un baril : Soupçon de brutalité policière

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Les proches de Dominique Perraud, premier suspect arrêté dans l’enquête sur le meurtre de Renganaden Lutchoomanen, trouvé mort dans un fût à Curepipe, accusent la police de brutalité.

L’état de santé de Dominique Perraud, le suspect tombé dans le coma après sont arrestation s’aggrave.&nbsp Ses parents pensent qu’il a été victime de brutalité de la part des membres de&nbsp la Major Crimes Investigation Team (MCIT). de Curepipe. Ils ont retenu les services d’un ancien médecin légiste, le Dr Amah Charrya Gujjalu et de l’avocat Rama Valayden pour connaître la vérité.

Appréhendé le matin du mercredi 5 janvier, quelques heures à peine après la découverte du corps en état de décomposition de Renganaden Lutchoomanen dans un baril à Camp-Caval, Dominique Perraud s’est trouvé au plus mal. Il aurait souffert de la présence d’un caillot de sang à la tête, selon la police, et il a été dirigé vers l’unité des soins intensifs de l’hôpital de Rose-Belle plus tard dans l’après-midi.

Cet employé de la boulangerie Vatel Bleu, située à Curepipe, a dû être soumis à une délicate intervention chirurgicale, étant victime d’une hémorragie au cerveau.

Ami de la victime, Dominique Perraud avait été arrêté par la MCIT de Curepipe vers les 11h00 mais n’a été emmené à l’hôpital que vers les 15 heures, soit quatre heures plus tard, selon ses proches. Il&nbsp est toujours sous perfusion. Ses médecins pourraient le débrancher,&nbsp ce vendredi 7 janvier.

Dominique Perraud a été impliqué dans cette affaire par Pierre Savrimuthu, 70 ans, un autre ami de la victime. Arrêté vingt-quatre heures aprèsla découverte du cadavre, ce jardinier a indiqué comment Dominique Perraud, Lindsay Maurice et lui-même ont passé Renganaden Lutchoomanen, 59 ans, à tabac le 26 décembre.

Ils descendaient une bouteille comme à leur habitude quand une banale dispute a dégénéré. Renganaden Lutchoomanen ayant rendu l’âme après les coups de pied et de poing reçus au corps, ils l’ont plongé dans un vieux baril avant de le jeter dans un ravin à Camp-Caval, non loin du Trouèaux-Cerfs, à Curepipe. L’autopsie conduite par le Dr Gungadin a permis de déceler des fractures mais le médecin légiste n’a pu donner les causes du décès, le corps étant dans un état de décomposition avancé.

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