Un ministre prévient la police d’une prochaine campagne d’affiches de l’opposition

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Le ministre de la Fonction publique, Ashit Gungah, a consigné une déposition à la police le vendredi 4 février pour soutenir que l’opposition va se lancer dans une deuxième vague d’affiches contre le gouvernement. Aussitôt, des patrouilles sont effectuées et les Casernes centrales rappellent les lois régissant l’affichage.

La meilleure défense, c’est l’attaque. Ashit Gungah a bien retenu la leçon. Dans l’après-midi du vendredi 4 février, le ministre du de la Fonction publique a signalé à la police de Pope-Henessy, à Port-Louis, qu’il est présence de renseignements troublants à l’effet que le parti d’opposition, le Mouvement militant mauricien (MMM), s’apprête à lancer une deuxième campagne d’affiches contre le gouvernement.

Il n’est pas à son coup d’essai, ayant déjà consigné une déposition similaire au poste de police de Triolet. Aussitôt après sa plainte, des agents ont été appelés à effectuer des patrouilles dans la capitale pour vérifier si de nouvelles affiches avaient été placées. Mais rien de tel n’a été signalé à 21h00, hier vendredi 4 février..

La guerre d’affiches entre le MMM et l’Alliance gouvernementale semble toutefois bien partie. Depuis le début de la semaine, le MMM a lancé sa campagne contre l’achat par l’Etat de la Clinique Med-Point appartenant à la famille Jugnauth. La transaction au coût de Rs 144 millions est qualifiée de « scandale du siècle. » Une cariacature montre deux personnages ressemblant au leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth effectuant une vente .

La police a aussitôt fait enlever ces affiches. Au grand dam de l’opposition. Raison invoquée : elles ne portent pas le sceau de l’imprimeur ni ceux de la collectivité locale de la région où elles ont été apposées. Et réponse du berger à la bergère : des affiches visant le leader du MMM ont apparus dans différentes localités de Maurice sans que les Casernes centrales ne s’en offusquent.

Ces affiches, sans doute l’œuvre de sympathisants de l’alliance au pouvoir évoquent des prétendus&nbsp « cadeaux » que Paul Bérenger auraient offert à l’industrie sucrière. en 1982, le fameux « deal » Illovo en 2002 ainsi que les contrats alloués à des centrales thermiques en 2003. Toutefois, les concepteurs de l’affiche oublient de rappeler que dans les trois cas, le MSM des Jugnauth étaient alliance avec le MMM.&nbsp

Une deuxième affiche critique Paul Bérenger quant à l’accord électorale conclue avec Sir Anerood Jugnauth en 2000 au MedPoint. Et la grogne n’a pas tardé à gagner l’état-major du MMM quant à l’absence de réaction de la police.
Dans l’après-midi de vendredi, la police a fait publier un communiqué pour rappeler qu’en vertu de l’article 202 et 204 du Code Pénal, ceux trouvés coupables d’affichage illégale risquent une peine de prison ne dépassant pas un an, assortie d’une amende de Rs 100 000. La police mentionne la Local Government Act de 2003 qui prévoit que toute affiche doit porter le sceau de la collectivité de la région où elle est placée.

Les Casernes centrales déterre également l’article 66a de la Roads Act de 1966 selon laquelle elle peut enlever ou oblitérer des graffitis ou des slogans peints sur la voie publique si elle juge qu’elle peut troubler l’ordre public. Elle n’oublie pas non plus l’Environment Protection (Affixing of Posters) Regulation de 2008 qui incite tout afficheur à utiliser les panneaux disponibles à cet effet.

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