Un comité étudiera les anomalies dans le rapport Manraj

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Le syndicaliste Gopee et le ministre Moutia lors de la présentation du rapport Aujayeb en octobre 2012. Cette fois, c’est le rapport Manraj qui devrait être corrigée, soulignent les syndicats. 

Le syndicaliste Narendranath Gopee a eu une rencontre avec le ministre de la Fonction publique, Sutyadeo Moutia, ce jeudi 6 juin. Il a notamment évoqué les anomalies dans le rapport de Dev Manraj. Et «la réunion a été très positive». 
 
Les anomalies dans le rapport Errors, Omissions and Anomalies rendu public le 20 mai dernier devront être traitées dans les plus brefs délais. C’est là l’assurance obtenue par le syndicaliste Narendranath Gopee auprès du ministre de la Fonction publique, Sutyadeo Moutia. Il a rencontré ce dernier ce jeudi 6 juin. Et, selon le président de la Fédération des syndicats du service civil, le ministre a concédé qu’il y a plusieurs points qu’il faudra revoir dans ce rapport. «C’est une réunion très positive. Maintenant, il faudra choisir quel genre de comité qui passera en revue ces anomalies», confie le syndicaliste.
 
Les revendications sont d’ailleurs nombreuses. En témoignent les lettres de griefs envoyées au Premier ministre, Navin Ramgoolam ou encore au ministre de la Fonction publique, Sutyadeo Moutia, venant de différents départements de la fonction publique. Les derniers à avoir fait montre de leur frustration grandissante : les médecins regroupés sous la Medical & Health Officer Association (MHOA). Ils demandent notamment au PM et au ministre Moutia de considérer le fait que le commissaire Dev Manraj lui-même se penche sur les mesures correctives. 
 
«Nous allons écrire au Premier ministre et au ministre de la Fonction publique pour leur demander d’étudier la possibilité que le commissaire Dev Manraj lui-même se penche sur les mesures correctives que nous préconisons», a expliqué Waseem Ballam, président de la MHOA. Leurs griefs ? Ils portent principalement sur la rétribution pour les heures de travail supplémentaires effectuées durant la nuit. «Le montant est bien en dessous de celui versé à un technicien de laboratoire. C’est frustrant. La frustration est à éviter à tout prix dans le système de santé publique. Elle aboutit à une baisse d’efficacité», explique Waseem Ballam.
 
Le PRB recommande en fait l’introduction d’un système de rotation par rapport au travail de nuit. Du coup, un médecin généraliste n’aura plus à travailler en continu pendant deux jours. Les médecins généralistes exigent, eux, une révision à la hausse de la prime de nuit. Et ils s’en remettent au Premier ministre.
 
Tout comme Radhakrishna Sadien, président de la State and other Employees Federation. «Laissons faire le Premier ministre», lance ce dernier. Il a également adressé une lettre au PM, relevant plusieurs anomalies dans le rapport de Dev Manraj. Anomalies qui, espère-t-il, seront «corrigées». 
 
Il y a une «grande frustration» dans la fonction publique, a ajouté Radhakrishna Sadien. «Beaucoup de fonctionnaires estiment avoir été négligés par le rapport.» Au niveau des enseignants du primaire notamment, la joie initiale après avoir obtenu un alignement salarial, laisse place à une frustration grandissante. Car si les nouvelles recrues du primaire toucheront un salaire équivalant à celui des enseignants du secondaire, ceux qui sont déjà en poste ne bénéficieront pas d’un tel alignement, explique Saleem Choolun, secrétaire de la Government Teachers’ Union (GTU). Selon lui, la grande majorité des instituteurs se trouvent dans cette situation. 
 
Pour Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers Union, il y a un risque de «télescopage», c’est-à-dire les nouveaux enseignants risquent d’être mieux lotis que les anciens. «Cette situation est en train de causer une frustration énorme au sein des enseignants du primaire», prévient Vinod Seegum, président de la GTU. Il estime qu’il faudrait «convaincre le ministère de l’Education de porter l’affaire devant un High Powered Committee afin que cette anomalie soit corrigée».
 
Mécontentement également parmi les Community Nursing Officers, Occupational Safety Inspectors, Pharmacy Technicians,  planners au niveau de la Road Traffic Management Unit et Civilian Workers au sein de la police, entre autres. Gyaneshwar Rye Joorawon, secrétaire général de la Pharmacy Technician Branch, déplore le fait qu’aucune des recommandations faites par le syndicat n’a été retenue dans le rapport Manraj. Et ce, malgré des responsabilités accrues. «Nos salaires ne reflètent pas nos responsabilités», lâche-t-il. 
 
Même insatisfaction du côté des Community Health Officers. Ces derniers crient à l’injustice, dénonçant le fait que les Charge Nurses reçoivent plus d’argent. «Bann Charge Nurse nek okip enn lasal. Nou nou al lor terin nou fer vast kampagn vaksinasyon», disent-ils. 
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