Trou-aux-Biches : Nelson Momine, heureux comme un poisson dans l’eau

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 Issu d’une famille de pêcheur, Nelson a appris à nager à l’âge de six ans.

Attiré dès sa tendre enfance par la mer, Nelson pratique depuis près de trente ans le métier de plongeur. Ce passionné de la flore marine invite au respect de l’environnement afin de ne pas mettre en péril le secteur touristique.

 
Âgé de 49 ans, Nelson Momine ne fait du tout son âge. Et lorsque nous lui demandons sa recette pour rester en forme, il répond sans hésitation que c’est une bénédiction de la mer. Amoureux de la mer depuis sa plus tendre enfance, il exerce le métier de plongeur depuis 29 ans déjà. 
 
Marié à Mary-Joyce, Nelson est père de trois fils, Jonathan, Ivan et Jordan. Deux d’entre eux sont membres de la National Coast Guard. 
 
Nelson explique qu’il a été toujours un passionné de la mer. “Mo ti pe abit pa mem 100 met ek la mer ek mo pense se sa kin fer mwa konten plis la mer” lance-t-il. Cela fait déjà huit ans qu’il exerce comme moniteur de plongée à l’hôtel Le Mauricia et travaille pour la compagnie Diving World depuis treize ans. Chaque jour, il passe de longues heures dans l’eau et il imagine mal sa vie loin de la mer. 
 
 
Dès son jeune âge, Nelson désirait de tout coeur explorer le monde marin. Il a appris à nager de son frère aîné, Clency, ancien champion national de natation, et s’est jeté à l’eau à six ans. Fils de pêcheur, il mit souvent ses qualités de plongeur au service de son père. “Kan mo papa so kazie ti pe tasse enba delo mo ti pe plonze pou tir li”, se souvient-il. 
 
En quittant l’école, il prit de l’emploi à l’aquarium de Trou-Aux-Biches. Il eut dès lors envie d’explorer la flore marine. Ses contacts avec Gilbert de Coriolis, à partir de 1984, lui ont permis de se perfectionner dans ce domaine, dit-il. Nelson avoue qu’il se sent davantage en sécurité sous l’eau. “Pou mwa enba delo pena oken danze. Zame monn per kan mo plonze”, confie-t-il. Il ajoute qu’il se sent complètement déstressé lorsqu’il est dans l’eau. “Enn lot le mond mem sa. Li fer ou blie tou ou traka”, lance-t-il. 
 
Il passe environ six heures par jour sous la mer, au large de Grand-Baie ou de Trou-Aux-Biches. Nelson garde un souvenir inoubliable d’une grosse baleine qu’il a aperçue l’an dernier au large de Grand-Baie. 
 
A son avis, le monde est bien plus beau sous l’eau que sur terre. Il avance que l’environnement marin qu’il a connu de sa jeunesse a énormément changé. Cet amoureux de la mer note avec tristesse que l’homme ne sait pas la préserver. Et c’est dommage, dit-il, puisque de nombreux touristes qui ont l’habitude de venir à Maurice pour découvrir la flore marine, ont de plus en plus tendance à aller ailleurs. 
 
Nelson précise que la plongée réclame beaucoup de discipline. Ceux qui la pratiquent doivent être en bonne santé et ne doivent surtout rien détruire sous la mer. Il trouve que les fonds marins recèlent encore énormément de nouvelles choses à découvrir et à explorer.
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