Trafic de drogue : l’incapacité de Maurice à contrôler ses accès maritimes soulignée

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Le Département d’Etat américain passe à la loupe les mesures prises par Maurice dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue. Il estime que l’île n’a pas les moyens nécessaires pour contrôler les points d’accès par la mer.&nbsp

Maurice a une faiblesse de taille dans le combat contre le trafic de drogue. Elle se trouve dans l’impossibilité de patrouiller efficacement ses côtes et ses eaux territoriales, Ce qui expliquerait que des produits illicites trouvent leur chemin jusqu’aux toxicomanes.

Tel est le constat du Département d’Etat américain dans un rapport rendu public le vendredi 4 mars 2011. L’International Narcotics Control Strategy Report du Bureau for International Narcotics and Law Enforcement Affairs souligne dans la seule et unique page consacrée à Maurice que l’île ne produit pas de la drogue, sauf le gandia, et ne sert pas de plaque tournante dans le trafic de stupéfiants.

Les Américains expliquent que le cannabis n’est cultivé que par un petit groupe d’individus. Tout en indiquant que l’héroïne ainsi que le Subutex sont introduits dans l’île et que ce n’est qu’une infime quantité qui y transite avant d’atterrir dans d’autres pays.

Le Subutex, fait ressortir le rapport, est plus profitable pour les trafiquants. Censé être un médicament de substitution à l’héroïne mais classée comme drogue dans l’île, sa vente rapporte bien plus, au poids, que le « brown sugar ».

En ce qui concerne,&nbsp la lutte anti-drogue, les Américains estiment que l’Anti Drug Smuggling Unit (Adsu) s’acquitte bien de sa tâche. Et qu’elle s’est bien inspirée de s’appuyer sur les informations des différents services de renseignements de la police pour ses coups de filet. Il en est de même pour l’approche qui consiste à rechercher l’aide des pays de la région et dans le « profiling » des suspects.

Sur la réhabilitation des toxicomanes, le Département d’Etat américain évoque le différend entre les travailleurs sociaux et la police quant au nombre exact des personnes nécessitant un traitement. Les premiers brandissent le chiffre de 20 000 alors que la seconde l’estime à 12 000.

Point intéressant : en mettant en exergue la détermination du gouvernement mauricien à venir à bout de ce fléau, la déclaration de Navin Ramgoolam quant à la « réintroduction » de la peine de mort pour les trafiquants est soulignée. Le chef du gouvernement intervenait alors au National Policing Strategic Framework en février 2010.

Les mesures prises par les autorités locales, notent les officielles du Département d’Etat américain, sur la base de ce plan d’action n’a pas eu l’effet escompté et que « ce n’est que récemment que la saisie des biens des trafiquants prennent effet ». Le rapport souligne également qu’il n’y a aucune « preuve que des membres du gouvernement soient partie prenante du trafic de drogue ».

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