Tertiary Education Commission : Rajesh Jeetah préconise la mise à pied de Praveen Mohadeb

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&nbspLe ministre de l’Enseignement supérieur, Rajesh Jeetah, n’a pas hésité à descendre en flèche Praveen Mohadeb dans sa réponse à la Private Notice Question (PNQ) du jour. Le principal concerné pourrait être éjecté de son poste dès demain.

«Il a retenu certaines informations qui auraient pu mener le conseil d’administration à prendre les mauvaises décisions», a indiqué le ministre au sujet du directeur de la Tertiary Education Commission (TEC), Praveen Mohadeb. D’où sa décision d’inviter le conseil d’administration à se réunir d’urgence pour déterminer l’impact des ces cachotteries.

Si la gravité de ces informations est confirmée, Rajesh Jeetah a souhaité que le conseil d’administration «prenne des mesures immédiates pour le libérer de toutes ses fonctions».

C’est ce qui ressort de la Private Notice Question, de ce jeudi 22 novembre. Paul Bérenger avait interpellé le ministre Rajesh Jeetah sur les accusations de trafic d’influence portées et de conflit d’intérêt contre Praveen Mohadeb, par la Commission anticorruption (ICAC).

Parmi les informations que n’aurait pas révélé Praveen Mohadeb, figure, justement, un warning officiel de l’ICAC pour une affaire de conflit d’intérêt remontant à 2008 et impliquant l’école de dentisterie Mauras. Praveen Mohadeb avait présidé un comité chargé d’évaluer la qualité des cours alors que sa fille fréquentait l’établissement au même moment. Rajesh Jeetah a affirmé que l’ICAC avait écrit au directeur de la TEC pour lui interdire de présider de tels comités.

Le leader de l’opposition a également attiré l’attention du ministre sur le fait que ce warning avait été signé par Praveen Mohadeb. Ce dernier reconnaissait donc explicitement les faits qui lui sont reprochés.

Qui plus est, Rajesh Jeetah a demandé l’avis du Parquet concernant la position de Praveen Mohadeb à la TEC. Le Parquet a jugé qu’il était «legally not in order» et le ministre a donné pour instruction à son Permanent Secretary (PS) de faire en sorte que la TEC respecte scrupuleusement la loi. En fait, en 2008, Praveen Mohadeb a transformé son contrat pour le poste de Deputy Executive Director, qu’il occupait alors, en un contrat pour un poste permanent. L’appel à candidatures, lancé en 2005, ne faisait provision que pour un contrat de trois ans.

Il a également été question du rapport du Professeur Ved Torul sur la TEC, soumis le 16 février de cette année. Resté confidentiel à ce jour, il avait pour but de faire la lumière sur des fuites d’informations sensibles à la presse. Si Rajesh Jeetah a souligné que rendre public ce rapport serait préjudiciable aux personnes qui ont témoigné, il a signalé son intention de demander au Prof. Torul la permission d’effacer, au préalable, les noms des personnes concernées.

Paul Bérenger a également réclamé la tête du président du conseil d’administration de la TEC, Donald Ah Chuen. Il serait, selon le leader de l’opposition, tout aussi responsable que Praveen Mohadeb. «Je ne sais pas s’il détenait les informations ou pas…» a répondu le ministre de tutelle. Il est également ressorti que Donald Ah Chuen et certains autres membres du conseil d’administration siègent depuis 2005, alors que leur mandat est limité à trois années. Rajesh Jeetah a été incapable d’expliquer comment cela a été rendu possible.

Le ministre s’est aussi dédouané de toute responsabilité, arguant que si son PS siégeait sur le conseil d’administration, c’était «in a personal capacity» et qu’il ne lui rapportait pas ce qui s’y passait.

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