Syrie: l''opposition réclame une intervention armée sans l''aval de l''ONU

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Les rebelles jugent les efforts internationaux entrepris jusqu''''ici "voués à l''échec" et réclament une intervention militaire de pays amis sans l''aval de l''ONU. Dans le pays, le cessez-le-feu en place depuis huit jours est violé quotidiennement.

Une "alliance militaire des pays amis du peuple syrien" doit intervenir rapidement "pour mener des frappes chirurgicales sur les installations clés du régime", a déclaré le général Moustapha Ahmed Al-Cheikh, chef du Conseil militaire de l''Armée syrienne libre (ASL).

Jugeant les efforts internationaux entrepris jusqu''à présent "pas la hauteur" des attentes du peuple syrien, le général a estimé que le plan de l''émissaire international Kofi Annan était "voué à l''échec" compte tenu du manque de coopération du régime.

130 civils tués depuis le 12 avril

Sur le terrain, les violences se poursuivent, et 130 civils ont été&nbsp tués depuis l''entrée en vigueur officielle de la trêve le 12 avril, selon l''Observatoire syrien des droits de l''Homme (OSDH).&nbsp L’opposition&nbsp accuse le régime de violer quotidiennement la quasi-totalité des six points du plan de paix, poursuivant les violences, maintenant ses chars dans les villes et poursuivant les arrestations. De leur côté, les autorités accusent des "terroristes" (terme utilisé par le régime pour désigner les rebelles et les déserteurs) de perpétrer chaque jour des attaques meurtrières.

A Paris, où se sont réunis jeudi&nbsp une quinzaine de chefs de la diplomatie occidentaux et arabes, Alain Juppé a accusé Damas de poursuivre "sans vergogne la répression", estimant que seule l''opposition syrienne avait "rempli ses obligations" dans le cadre du plan de Kofi Annan.&nbsp La secrétaire d''Etat américaine Hillary Clinton, qui participait à la réunion, a souhaité des "mesures plus dures" contre le régime de Bachar al-Assad pour obtenir le respect du plan de Kofi Annan, avec une résolution du Conseil de sécurité prévoyant des sanctions et un embargo sur les armes.&nbsp

La France et ses partenaires vont prochainement déposer un projet de résolution au Conseil de sécurité de l''ONU pour mettre en place en Syrie une mission d''observation "aussi robuste que possible", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française Alain Juppé. "Pour pouvoir pleinement remplir son mandat, cette force devra être dotée d''effectifs importants, déployés dans les meilleurs délais, couvrir l''ensemble des zones touchées par les événements", a-t-il détaillé.

D’autres options envisagées

"Si le plan Annan ne peut se mettre en place de manière efficace, alors nous envisagerons d''autres options", a poursuivi Alain Juppé. "Nous avons décidé de faire en sorte que le Conseil de sécurité examine d''autres d''options", a-t-il insisté.

Pour rappel : la résolution 2042 du Conseil de sécurité autorise le déploiement de 30 observateurs sur le terrain. À terme et à condition que le cessez-le-feu tienne, l''ONU imaginait une mission d''environ 250 hommes. Le plan en six points de l''émissaire international Kofi Annan prévoit, après le cessez-le-feu, "un processus politique ouvert, dirigé par les Syriens, de façon à répondre aux aspirations et préoccupations légitimes du peuple syrien".

(Photo : Des observateurs internationaux&nbsp effectuant une tournée à Damas).

(Sources : L’EXPRESS.fr, AFP&amp Le Point.fr)

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