St-Julien-d’Hotman : Le minibus accidenté était censé transporter uniquement des marchandises

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Le minibus accidenté qui transportait les travailleurs bangladeshis sur leur lieu de travail, le mercredi 12 janvier, à St-Julien-d’Hotman, avait un permis de la National Transport Authority (NTA) pour le transport de marchandises.

La Fédération des Travailleurs Unis (FTU) a découvert que le véhicule qui transportait les 14 travailleurs bangladeshis au moment de l’accident, était destiné à transporter des marchandises uniquement. Les syndicalistes estiment que la NTA doit être tenue responsable de l’accident qui a coûté la vie à 12 personnes, le mercredi 12 janvier.

«Pour nous, la NTA est la seule autorité responsable de ce drame», lance Atma Shanto de la FTU, lors d’une conférence de presse ce mardi 25 janvier. En effet, les syndicalistes affirment qu’à ce jour, plusieurs entreprises persistent à faire usage de véhicules de marchandises pour le transport des travailleurs.

«Ces ouvriers n’avaient aucune sécurité dans ce véhicule. Et il y a beaucoup d’autres compagnies qui continuent à utiliser les véhicules réservés au transport de marchandises pour conduire les ouvriers sur leur lieu de travail. Nous réclamons une enquête approfondie sur la NTA. Est-ce qu’il n’y a aucun contrôle qui doit se faire sur ces véhicules ?», soutient Atma Shanto.

Les syndicalistes ont fait circuler un extrait des papiers d’enregistrement du véhicule. «Comme on peut le constater, il est écrit sur ce certificat de la NTA, que le véhicule a la capacité de transporter deux passagers et un chauffeur. Et pourtant, il y avait 14 personnes dans ce van, le jour de l’accident. Les travailleurs étrangers étaient assis sur deux rangées de sièges aménagés de chaque côté, dans ce minibus», explique Atma Shanto. LA NTA n’a pas souhaité faire de déclaration à ce sujet.

Pour rappel, ce violent accident est survenu, dans la matinée du mercredi 12 janvier. Le minibus en question avait heurté un camion de la compagnie Gamma Civic, transportant des agrégats. Dix ouvriers bangladais et un Mauricien ont trouvé la mort le jour du drame. Six jours plus tard, une douzième victime, qui avait été admise à l’hôpital de Flacq, est décédée des suites de ses blessures. A ce jour, trois rescapés sont toujours admis aux soins intensifs à l’hôpital du Nord et de Flacq.

Estelle Bastien & Bertrand Hrisson

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