Spherinity Ltd: 40 autres Népalais crient à l’escroquerie

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Après les étudiants népalais du Dimensions International Education Group qui étaient en grève, cette fois ce sont ceux qui fréquentent le Spherinity Training Institute qui soutiennent avoir été escroqués. */

Après le cas Dimensions International Education Group Mauritius Ltd à Pamplemousses, cette fois 40 jeunes Népalais fréquentant le Spherinity Training Institute (Spherinity Ltd), à Flacq, crient à l’escroquerie. Ces derniers demandent à être remboursés.

Ils ont porté l’affaire à la police et ont aussi frappé à la porte du ministère des Affaires étrangères. L’express a rencontré un nouveau groupe d’étudiants népalais, âgés de 19 à 30 ans, dont quatre filles, qui ont débarqué en mai dernier pour suivre des cours en informatique au Spherinity Ltd. Celle-ci est enregistrée comme Private Centre Institution (Post secondary education institution) à la Tertiary Education Commission (TEC) et son contrat arrive à expiration le 15 juillet 2015.

Toutefois, tout comme les autres étudiants, venus à Maurice «to have a good future», ces derniers ont vite déchanté. L’un d’eux, Krishna Dahal, explique que l’avis de l’Euro American Educare P. Ltd, une agence située à Kathmandu, la capitale du Népal, paru dans les journaux népalais lisait tout autre : «Sous l’en-tête Spherinity Training Institute (Mauritius), avec photo d’un hôtel de luxe à l’appui, cela disait surtout qu’on suivrait des études en Hospitality & IT pendant six mois et que nous aurions droit à six autres mois de stages rémunérés jusqu’à Rs 31 000 (NdlR : 1 000 US dollars).»

Sauf que depuis leur arrivée, ces 40 Népalais suivent des classes «basiques en informatique» uniquement. Sans aucun paid internship ni de cours en Hospitality. Ces cours leur ont coûté  à chacun Rs 128 125 (3 125 euros). Montant qui exclut les frais d’agence de Rs 15 000, le billet d’avion de Rs 35 000 et le loyer mensuel de Rs 1 800 par personne. Ces étudiants ont élu domicile à Riche-Mare et à Belle-Mare. «Nous n’avons d’autre choix que de continuer les classes, car la direction de l’école nous intimide, nous menaçant de déportation. Elle s’appuie sur le contrat que nous avons signé et qui stipule que nous sommes là pour des cours en informatique et que les cours en Hospitality démarreront as soon as possible», poursuit Munna Shah, autre étudiant népalais.

Ashwini Bocho-Naiko, directrice de Spherinity Ltd, que l’express a rencontrée sur place, réplique être au courant que ses étudiants ont «apparemment des problèmes». «Les 14 et 27 août, des officiers de la TEC sont venus ici, à la suite des plaintes reçues. J’attends toujours la conclusion de leur enquête», dit-elle. Ashwini Bocho-Naiko est d’avis que les étudiants agissent ainsi car ils ne sont pas prêts pour les examens prévus les 24 et 25 septembre. Mais les étudiants népalais affirment avoir été bernés et veulent tous être remboursés, avant de pouvoir rentrer chez eux. «Nous ne sommes pas loin d’entamer une grève nous aussi. Nous avons toutes les preuves que nous avons été piégés. Mauritius is only a tourist country, not a country for international students», se révoltent-ils.

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