Sommet du Commonwealth au Sri Lanka : Arvin Boolell ira à la place du PM

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Le Sri Lanka est secoué par des actes de violences atroces que subissent les Tamouls par les forces armées. Alors que le sommet du Commonwealth doit avoir lieu dans ce pays, Navin Ramgoolam a annoncé qu'il n'y participera pas.

(Mis à jour) C'est finalement le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui se rendra au sommet du Commonwealth organisé au Sri Lanka du 15 au 17 novembre. Cela, après que le Premier ministre a annoncé, lors de la PNQ au Parlement ce mardi 12 novembre, qu'il n'y participera pas.

La polémique enflait sur la participation du Premier ministre au sommet du Commonwealth, qui se tiendra au Sri Lanka du 15 au 17 novembre. Navin Ramgoolam a annoncé, lors de la Private Notice Question du leader de l’opposition, ce mardi 12 novembre au Parlement, qu'il ne s'y rendra pas. Le pays sera toutefois représenté à ce sommet par le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell.
 
 
Le Premier ministre a indiqué qu’il était insatisfait des progrès faits au niveau des droits de l’homme au Sri Lanka. Il dit se baser notamment sur les indications reçues que le gouvernement de ce pays tentait de contourner les résultats des élections régionales organisées dans le nord du pays, gagnées par les Tamouls. Et il a aussi cité un rapport des Nations unies indiquant qu’il n’y a pas eu suffisamment de progrès faits au niveau des droits de l’homme.
 
Le Sri Lanka est secoué par des actes de violences atroces que subissent les Tamouls par les forces armées sri lankaises. Menon Murday, le président de la Mauritius Tamil Temples Federation, a demandé à Navin Ramgoolam «de ne pas s’y rendre personnellement afin de démontrer, comme le Premier ministre de l’Inde, sa solidarité» envers les victimes d’abus de droits de l’homme pendant – et – après la guerre civile. Comme l’Inde qui sera représentée au sommet des chefs d’Etats par son ministre des Affaires étrangères, le Canada a également décidé de ne pas y envoyer son chef de l’exécutif.
 
Pour Menon Murday, la présence du Premier ministre mauricien à ce sommet aurait été interprétée comme une marque de soutien : «Je qualifierai ce qui se passe au Sri Lanka comme étant un génocide. Cela voudra dire que Maurice cautionne ce qui se passe dans ce pays.»
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