Sommet du COMESA: Madagascar et la coopération régionale au centre des discussions

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Selon le ministre des Affaires Etrangères, Arvin Boolell, «le sommet du Common Market For Eastern and Southern Africa (COMESA) a été un succès sur tous les fronts». Cet évènement a eu lieu, du 29 aout au 1er septembre 2010, au Swaziland. La situation à Madagascar a été l’un des sujets phares de ce sommet.

Pour rappel, Maurice avait proposé, au dernier sommet de la SADC, de mettre à la disposition du bureau de la SADC, un Mauricien délégué de l’ambassade mauricienne à Antananarive, pour aider à la médiation.

«Nous attendons maintenant la réponse de la SADC. J’ai entendu des bruits, à l’effet qu’elle pense même nommer deux officiers de liaison, mais rien n’est confirmé pour l’instant. Quant au COMESA, il est favorable à l’installation d’un bureau de liaison de la SADC à Madagascar, afin de soutenir le dialogue national dans le pays. Je crois comprendre que l’équipe de médiation de la SADC est en train de demander l’assistance financière de l’ONU pour la création de ce bureau», affirme Arvin Boolell. Il a animé, hier vendredi 3 septembre, une conférence de presse sur les retombées du sommet du COMESA, au siège du ministère des Affaires étrangères, à Port-Louis.

«Le COMESA soutient l’offre de Maurice de fournir le représentant permanent de la SADC aux efforts de médiation à Madagascar. Jean Ping, président de la Commission de l’Union Africaine, les Seychelles et les chefs d’Etats du COMESA, ont soutenu notre proposition», poursuit-il.

Arvin Boolell est d’avis que les officiers de liaison devront être «neutres», «au delà de tout soupçon», pour qu’il n’y ait pas de «perception d’ingérence» dans la médiation ou le processus électoral. Cela étant donné que la solution, il en est convaincu, est malgacho-malgache. «Il faut agir avec beaucoup de respect parce que les Malgaches ont leur dignité», ajoute-t-il. Maurice assistera également ces derniers dans l’organisation des élections
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De plus, le ministre des Affaires étrangères indique que «s’il existe un pays qui a toujours défendu les intérêts de Madagascar, c’est bien Maurice et nous n’étions pas d’accord quand le développement y a été suspendu». Il souligne, en passant, que Maurice est le deuxième plus important investisseur à Madagascar dans le domaine de l’entrepreneuriat et ainsi, grand créateur d’emplois dans la Grande Ile.

De manière générale, le ministre Boolell déclare que la société civile a gagné, par le bon travail qu’elle effectue, le soutien de tous les partis politiques à Madagascar, qui sont actuellement au nombre de 90. La société civile est «la plateforme de la reconstruction à Madagascar», dit-il. Arvin Boolell annonce que l’Etat a invité les membres de la société civile à venir à Maurice. Il fait aussi part, en tant que président de la Commission de l’océan Indien (COI), du fait que cet organisme a décidé de soutenir Madagascar dans ses efforts vers une sortie de crise plus rapide.

Arvin Boolell fait aussi ressortir, que lors du dernier conseil des ministres de la COI, il a émis l’idée de consolider l’espace économique de la COI. «Au cours de sa visite, Mme Idrac avait parlé de co-développement. Je pense que les deux moteurs de l’océan Indien sont Maurice et la Réunion. La Réunion, c’est l’Europe à la porte de l’océan Indien. C’est pour cette raison que nous voulons créer une synergie avec l’île sœur. Nous pouvons nous aider dans les secteurs où nous avons respectivement des avantages concurrentiels», explique-t-il.

Le projet d’une plus profonde coopération pour contrôler les ressources des ‘biens publics’ sous le «UN convention of the Law of the Sea» sera aussi promu par la COI.

En outre, lors du point presse d’aujourd’hui, le ministre des Affaires Etrangères a parlé du projet d’équiper Maurice d’un «corridor maritime». A cet effet, une étude de faisabilité a déjà été menée. Les autorités sont maintenant en attente du décaissement des fonds pour ce projet.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères indique qu’il a discuté avec les autorités seychelloises de la possibilité, d’une part, de renforcer la coopération Seychelles-Maurice pour accroître l’investissement externe dans l’agriculture, et, d’autre part, de promouvoir la sécurité alimentaire au niveau régional. Cela étant donné que les Seychelles et Maurice sont les plus gros importateurs de nourriture dans l’océan Indien.

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