Soixante-dix enfants de plus ont besoin d’une aide alimentaire dans les régions de l’Ouest

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Le nombre d’enfants que la «National Empowerment Foundation» aide, est passé à 184 cette année en comparaison à 113 en 2012.

L’enquête menée par Service d’écoute et du développement (SEED) révèle une hausse dans le nombre d’enfants nécessitant une aide alimentaire dans les villages de l’Ouest. Une indication qui démontre que ces enfants ne mangent pas à leur faim.
 
«Ban zanfan pa al lekol parski pena manzé pou donne zot.» Explication qu’a eue Sweety Labeauté, coordinatrice du SEED de Chamarel, lorsqu’elle a interrogé des familles à Case-Noyale, La Gaulette, Le Morne et Chamarel.
 
C’était en marge d’une enquête visant à établir le nombre d’enfants qui auraient besoin d’une aide alimentaire accordée par la National Empowerment Foundation (NEF). Cette année, une augmentation de 75 % de plus a été notée par rapport à l’année dernière. 
 
Sweety et Géraldine Lecordier, assistante à la coordination au sein du SEED concluent que le manque de nourriture est «l’une des raisons principales pour lesquelles beaucoup d’enfants ne peuvent se concentrer à l’école».
 
Dans un rapport, publié en août 2010, la NEF indique qu’il y a plus de 7 000 familles réparties à travers l’île qui vivent au-dessous du seuil de la pauvreté et ne font qu’un seul repas par jour. D’où l’engagement pris par certaines organisations non-gouvernementales pour que les enfants les plus touchés par la pauvreté n’aillent pas à l’école le ventre vide. 
 
D’ailleurs, c’est dans cette perspective que la NEF a remise, la semaine dernière, la somme nécessaire à Caritas, qui a la responsabilité de la transmettre ensuite à SEED Chamarel «pour que les enfants du préscolaire et du primaire puissent bénéficier d’un repas et d’autres facilités dont ils ont besoin pour aller à l’école».
 
Les deux responsables, Sweety et Géraldine s’occupent à ce que l’argent soit réparti équitablement entre les différentes institutions préscolaires et primaires de la région Ouest. «Nous devons également nous assurer que les repas sont préparés dans des conditions hygiéniques», ajoutent-elles. Serge Labiche, le Family Support Officer attaché à la NEF, ne cache pas sa satisfaction. «Nous avons bénéficié pleinement de la collaboration de SEED qui nous a fourni des données utiles pour accomplir notre travail.»
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