Sir Anerood Jugnauth s’attaque une nouvelle fois à la politique gouvernementale

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Le président de la République s’en prend une nouvelle fois au gouvernement de Navin Ramgoolam. A Pointe-Jérôme, le lundi 7 novembre, il déclare que Maurice est minée « par la maladie » et se demande dans quel pays du monde « les casinos font banqueroute ».

Sir Anerood Jugnauth, persiste et signe. Il s’est une nouvelle fois attaqué au gouvernement dirigé par Navin Ramgoolam, dont son fils, Pravind, faisait anciennement partie.

A l’occasion d’une cérémonie marquant l’ouverture d’un atelier de travail sur la langue bhojpuri organisé par l’Indian Diaspora and World Bhojpuri Centre, à Pointe-Jérôme, Mahébourg, en début de soirée du lundi 7 novembre, sir Anerood a indiqué à l’assistance de quelque 200 personnes que Maurice « est en danger ». S’exprimant en bhojpuri et en kreol, il va jusqu’à dire que le pays va mal, que l’île « éna tou kalité maladie ».

« Vous n’avez qu’à réfléchir à cela : Dans quel pays avez-vous vu que les casinos font banqueroute », a-t-il déclaré, en kreol, au micro de Radio One. « Il n’y a pas que les casinos. D’autres institutions du pays vont également à la catastrophe. Si on ne sauve pas le pays vite fait, les générations futures vont devoir se saigner pour rembourser les pertes que le pays est en train de faire », a-t-il poursuivi.

Clairement, le président de la République réagit au Budget 2012 présenté le vendredi 4 novembre. Xavier Duval a annoncé la privatisation des casinos gangrenés par une gestion catastrophique ces dernières années.

Récemment, lors d’une cérémonie à la Hindu House, peu avant Divali, le président avait laissé entendre que le pays est à la dérive. Quelques semaines plus tôt, peu avant que son fils ne soit inculpé par la Commission anti-corruption dans le cadre de l’enquête sur l’achat de la clinique MedPoint, alors propriété de son gendre, par l’Etat au coût de Rs 144,7 millions, il avait indiqué que « l’Icac pé fané ». Il avait aussi laissé entendre qu’il était disposé à quitter ses fonctions si la situation l’exigeait.
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