Sir Anerood Jugnauth conseille à Ramgoolam d’organiser des élections anticipées

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Ce serait «un conseil d’ami» du leader du Remake 2000 à Navin Ramgoolam. Le tenant, avec Anil Bachoo, personnellement responsable du drame de samedi dernier, il lui demande de ne pas s’accrocher au pouvoir et réclame des élections anticipées.
 
 
Sir Anerood Jugnauth a, longuement, commenté les inondations meurtrières de la semaine dernière. C’était lors de la conférence de presse de l’alliance Mouvement militant mauricien-Mouvement socialiste militant (MMM-MSM), ce samedi 6 avril. Des inondations qui ont fait onze morts et des centaines de sinistrés. 
 
 
Pour l’ancien président de la République, Anil Bachoo et Navin Ramgoolam doivent partir «en même temps». Il demande au chef du gouvernement de rappeler la population aux urnes.
 
 
«Plus il restera, plus il coulera jusqu’à disparaître. Je donne un conseil d’ami à Ramgoolam. Je lui dis de sortir (ndlr: du pouvoir), d’organiser des élections générales et de laisser la population décider. Ce n’est qu’un nouveau gouvernement qui pourra prendre des dispositions afin d’empêcher une répétition de ce qui s’est passé», affirme Sir Anerood Jugnauth.
 
 
Il a également remis en question le leadership et la capacité de Navin Ramgoolam à prendre des décisions dans des moments de crise.
 
 
«A chaque fois qu’il y a une catastrophe, nous constatons la même chose avec un Premier ministre qui est incapable de décider, incapable de diriger le pays. C’est pourquoi nous nous retrouvons aujourd’hui devant une telle calamité. Et conséquence: c’est la population qui paie les pots cassés», s’insurge-t-il.
 
 
Auparavant, le leader de l’alliance de l’opposition a fait le procès du ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo. Il martèle qu’il temps pour ce dernier de prendre sa retraite tout comme le directeur de la météo.
 
 
«Tous le monde réclame son départ. Je ne comprends pas pourquoi le chef du gouvernement défend, corps et âme, son ministre», s’exclame Sir Anerood Jugnauth.
 
 
Pour ce dernier, il y a trois causes aux inondations de samedi dernier et qui rendent évident «la responsabilité directe» du ministre Anil Bachoo.
 
 
Selon Sir Anerood Jugnauth il n’y aurait pas eu un tel bilan à déplorer «si les drains n’avait pas été bouchés comme ils le sont. S’il n’y avait pas de parapet en béton transformant l’autoroute en canal, déversant l’eau de la montagne au Caudan. Et si provision avait été faite pour des canalisations adéquates dans le projet de Rind Road».
 
 
Il est d’avis que dans une vraie démocratie, le ministre des Infrastructures publiques ne serait pas rester en poste «une minute de plus». Mais il faut, dit-il, que le Premier ministre lui demande de partir. 
 
 
«Mais c’est ce dernier le plus grand coupable. Le plus grand responsable c’est Navin Ramgoolam», estime-t-il.
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