Singapour-Maurice : S. R. Nathan compte sur la collaboration des opérateurs des deux pays

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La communauté des affaires de Singapour et de Maurice s’est donné rendez-vous à l’hôtel le Méridien ce lundi 6 juin pour une session interactive. Auparavant, lors de la partie officielle, plusieurs intervenants, dont le président de Singapour, Sellapan Rama Nathan, ont pris la parole.

« Les deux signatures d’accord ne sont qu’une première étape. La réussite de ce partenariat ne dépend de vous. Nous, de notre part, nous ne pouvons que faciliter ce get-together. » Tel a été le message très bref mais lourd de sens du président de Singapour, Sellapan Rama Nathan, aux opérateurs économiques des deux pays, ce lundi matin à l’hôtel Le Méridien à Pointe-aux-Piments.

Sellapan Ramanathan a clôturé la série d’interventions lors de la partie officielle du Singapore-Mauritius Business Meet, organisé par le Board of Investment en collaboration avec le Joint Economic Council. Cette rencontre a vu la signature de deux accords de principe entre le Board of Investment et la Singapore Business Federation (SBF) et entre la Chambre de commerce et d’industrie et la SBF.

Auparavant, Tony Leong Chee Chew, président de la Singapore Business Federation (SBF), également à la tête de la délégation d’hommes d’affaires de son pays à Maurice, s’est dit confiant des bonnes possibilités d’avenir entre les deux pays. Sans compter, a-t-il ajouté, que Singapour s’ouvre davantage aux nouveaux marchés, non-traditionnels, comme l’Afrique.

« Ces deux accords de principe que nous allons signer ne pourront que consolider l’alliance entre nos deux pays pour poursuivre avec notre coopération bilatérale », a déclaré Tony Leong. Avant de lancer une invitation pour la tenue d’un roadshow par les opérateurs mauriciens afin d’augmenter la visibilité de Maurice à Singapour. Par la même occasion, la SBF présidera aussi une délégation à Maurice, avant d’étendre leur mission à Madagascar.

Pour sa part, Maurice Lam, le président du Board of Investment (BOI), a déclaré que le moment était parfait pour que Singapour commence à faire des affaires avec Maurice.

« Singapour n’est pas un pays qui aime perdre son temps ou encore faire perdre leur temps aux gens. D’où le moment importun d’être ‘débrouillard’et de faire des affaires. » Débrouillard, une qualité qu’a attribuée Maurice Lam aux Mauriciens.

Prenant également la parole à cette session, Louis Rivalland, président du Joint Economic Council (JEC), a souligné qu’une collaboration plus étroite ainsi qu’un rapprochement entre les décideurs et les opérateurs économiques des deux pays ne peuvent que favoriser une Win-Win situation.

Quant à Pravind Jugnauth, vice-Premier-ministre et ministre des Finances, il a mis Maurice en avant comme une plate-forme pour l’investissement singapourien en Afrique et dans le monde entier.

« Ce qui vous permettrait de bénéficier de notre vaste réseau de traités de non-double imposition avec 36 pays, dont 14 comprennent des États africains. Nous avons également un accord similaire entre Singapour et Maurice », a-t-il soutenu.

Par ailleurs, il a évoqué la nouvelle stratégie de développement qui repose sur un climat d’investissement favorable aux entreprises.

« Vous pouvez intégrer une entreprise en une heure et être opérationnel en moins de trois jours, ce qui comprend le moment de l’octroi de l’autorisation du permis de travail, ce qui permet à un ressortissant étranger de travailler et de vivre à Maurice.&nbsp Nous avons intégré un principe autorisé de "silent agreement", de telle sorte que si les organismes du secteur public ne parviennent pas à livrer votre licence, un permis ou une autorisation dans le délai prescrit, votre demande est considérée comme approuvée », a indiqué Pravind Jugnauth. Un principe qui, estime-t-il, doit être très familier aux invités.

Par ailleurs, Pravind Jugnauth a invité davantage d’hommes d’affaires singapouriens à participer au développement des entreprises singapouriennes opérant dans le pays. « Maurice n’offre non seulement un accès préférentiel à l’Afrique, mais aussi aux marchés de européen et américain en raison de relations spéciales construites au fil du temps », a avancé le ministre des Finances qui se propose également de mener dans un avenir proche, une mission de promotion des investissements de haut niveau en Extrême-Orient, en Asie.

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