Sheila Bappoo : Institution d’un «Parlement» pour que les adolescents puissent se faire entendre

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La ministre du Développement des enfants, Sheila Bappoo, a annoncé la création d’un Parlement pour adolescents. Ce projet a été annoncé lors d’un forum-débat qui réunissait 800 collégiens de l’île, au centre de conférence de Grand-Baie, en ce mercredi 16 juin 2010.

Le 16 juin marque, depuis 1991, la Journée mondiale de l’enfant africain, pour commémorer le massacre d’adolescents à Soweto. En effet, à cette même date en 1976, pour protester contre l’imposition de l’afrikaans comme langue d’enseignement obligatoire dans les écoles, 23 adolescents noirs sont abattus et 220 autres sont blessés lors d’une manifestation. Cette répression sanglante a été commanditée par le gouvernement sud-africain de l’époque de l’apartheid.
Dans le cadre de cette journée, symbole de la possibilité pour les jeunes de prendre la parole, le ministère du Développement des enfants a organisé ce forum-débat dans le but de permettre aux jeunes de faire connaître leurs opinions sur leurs droits et leurs responsabilités. C’est dans cette même optique, que le Parlement sera prochainement institué pour permettre aux jeunes de s’exprimer et de faire entendre leur voix. Cette initiative concernera surtout les jeunes de 15-16 ans, et leur donnera la possibilité de s’adresser aux dirigeants du pays.

Il existe à présent 200 clubs à Maurice qui permettent aux jeunes de s’épanouir. Et le Parlement visera ce même but. «L’un de mes objectifs au ministère, c’est de m’assurer que la Child Development Unit développe une politique de proximité avec les enfants», indique, en outre, la ministre.

La ministre Bappoo a aussi annoncé la création d’une école des parents, une structure qui a pour ambition de dispenser une formation aux parents pour une stabilité à leur foyer. Une condition indispensable pour qu’un enfant puisse grandir en toute sérénité.

Sheila Bappoo souligne également l’importance d’encadrer les jeunes et de les conscientiser sur les responsabilités qui accompagnent leurs droits. «Notre but, c’est de former les enfants pour qu’ils comprennent leurs responsabilités envers la société», explique-t-elle.

Les collégiens présents ce matin proviennent de différents collèges à travers l’île. Quand ils ont pris la parole, c’était pour souligner les différents problèmes auxquels est confrontée la jeunesse mauricienne. Ils ont évoqué la drogue, l’alcool, la cigarette, la délinquance juvénile ainsi que l’école buissonnière. Concernant l’événement de ce matin, ils se sont dit satisfaits et espèrent que le gouvernement devrait organiser d’autres initiatives de ce genre.

La rdaction

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