Sheila Bappoo: «Les parents qui abandonnent leurs enfants seront traduits en justice»

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La ministre du Développement de l''''Enfant et du Bien-être de la Famille, Sheila Bappoo, condamne l’irresponsabilité des parents qui abandonnent leurs enfants. Et ces actes sont passibles de poursuite judiciaire, selon la ministre.

L’heure n’est pas à la fête mais à la réflexion. En marge de la journée internationale de la famille qui sera célébrée le 15 mai prochain, la ministre du Développement de l''Enfant et du Bien-être de la Famille, trouve honteux le déclin des valeurs et la dérive au sein des familles mauriciennes, dans une société qui connaît le progrès. Et ce, ajoute-t-elle, malgré les campagnes de prévention, les causeries et la formation des parents.

Lors d’un point de presse ce jeudi 12 mai, la ministre a condamné les actes d’irresponsabilité familiale à l’égard des enfants, ce qui, ajoute-t-elle sont passibles de poursuite judiciaire.

«Il y a une érosion des rôles des parents et le dysfonctionnement de la cellule familiale est de plus en plus accru. Il nous faut interpeller ce problème qui touche tout le monde, à savoir le gouvernement, les ONG, les forces vives, la force policière et la société civile. Avec de la volonté et la contribution de tous, on peut redresser la situation», a-t-elle déclaré.

Avant de poursuivre qu’elle ne tolérerait plus les cas des parents qui se rendent à la Child Developement Unit (CDU), pour y abandonner leurs enfants, sous prétexte, ne plus pouvoir assumer leurs responsabilités.

Sheila Bappoo a énuméré quatre exemples récents. A commencer par ces parents qui refusent de déclarer leur bébé de 20 jours à Goodlands. Ensuite, le cas d’une jeune femme de 18 ans dont l’époux est en prison et qui vit avec un homme qui ne veut pas de ses deux enfants. Ou encore ces deux cas de violence domestique sur deux jeunes femmes et qui se retrouvent aujourd’hui à l’hôpital et dont les enfants ont été accueillis dans les crèches de l’Etat.

«La CDU ne peut pas remplacer la famille. Les parents sont les premiers responsables pour l’accompagnement et le développement de l’enfant. Ensuite viennent l’école et les autres institutions

D’où la décision de son ministère d’organiser une journée de réflexion avec toute une série d’activités, ce dimanche 15 mai pour marquer la journée internationale de la Famille, sur le terrain de foot du Gymkhana à Vacoas, de 10 heures à 17 heures. Le thème choisi est « La famille source de bonheur». Car, comme l’explique Sheila Bappoo, la famille doit être source de bonheur et non pas de problème, et ce en accentuant sur les valeurs morales.

«Nous avons constaté qu’il y a un manque d’information. Sans oublier que toutes ces dérives sont liées à l’alcoolisme, le sexe, la drogue, les nouvelles technologies informatiques qui viennent bouleverser la famille. Il faut redonner l’importance avec du counselling, une réhabilitation afin de mettre fin à cette décadence. Nous avons aussi pas mal de projets comme l’école des parents, les cours pour l’enrichissement de la vie de couple». Le 15 mai coïncidera également avec l’International Aids Candlelight Memorial.

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