Selon les pro-avortements, l’amendement au Code pénal servira à sauver des vies

Avec le soutien de

C’est le ministre de la Santé, Lormus Bundhoo, qui a ouvert les débats, sur l’amendement au Code pénal, lors de la séance spéciale de ce vendredi 1er juin à l’Assemblée nationale. Il a souligné que l’avortement se pratique illégalement à Maurice et souvent dans des conditions d’hygiène déplorables. Le texte proposé viendra, dit-il, offrir un choix à la femme.

L’intervenant a également tenu à préciser que l’avortement dans des cas de malformation du fœtus ne serait légal que si le bébé présente des anomalies incompatibles à la vie.

«Les cas comme la trisomie 21 où d’autres cas d’anomalies mineures ne seront pas considérés comme des raisons pouvant justifier un avortement. Le projet de loi n’autorise pas, non plus, à quiconque de pratiquer l’eugénisme », précise-t-il.

Le ministre a également souligné que le gouvernement entend accompagner l’introduction de cet amendement d’une campagne sur l’éducation sexuelle. Le gouvernement, dit-il, met en place une National Sexual Reproductive Health Strategy and Plan of Action qui vise à sensibiliser la population sur les rapports sains et protégés.

Leela Devi-Dookhun, députée du Mouvement socialiste militant, se prononce également en faveur de l’avortement dans des cas spécifiques. Elle ajoute qu’aucun avortement ne se fait de gaité de cœur, mais qu’il est important de donner un choix à la femme. La députée est confiante qu’une telle législation réduira la disparité entre les femmes riches et pauvres, permettant à ces dernières d’avoir recours à cette pratique dans des conditions d’hygiène.

La ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bapoo soutient, quant à elle, que la vieille loi qui interdit l’avortement a causé la mort de beaucoup de femmes et des complications dans d’autres cas. Elle souhaite, que l’introduction des provisions de ce texte soit accompagnée de l’éducation sexuelle.

Le député travailliste, Patrick Assirvaden, admet, pour sa part, avoir eu des réserves par rapport à ce projet de loi en faveur de l’avortement. Il ajoute, cependant, qu’il a changé d’avis après avoir eu l’assurance que ce texte ne servira pas à faire des cliniques privées des machines à sous.

La Parliamentary Private Secretary&nbsp (PPS) , Kalyanee Jugoo, soutient que ces amendements renforcent la démocratie en permettant à la femme de choisir si elle souhaite garder un bébé ou pas dans les quatre cas précisés dans ce texte.

Pratibha Bolah, députée du MSM est aussi en faveur du projet de loi. Elle affirme que ces amendements permettront de sauver des vies.

Le député mauve Kee Chong Li Kwong Wing a lui promis son soutien au projet de loi en appelant les députés à prendre l’engagement de revoir la législation en vue de la renforcer si besoin est.

« La loi proposée contient encore des manquements. Mais nous devons commencer quelque part », a souligné le député de Beau-Bassin/Petite Rivière.

Les ministres Tasarajen Pillay Chellundrum, Jim Seetaram et Michaël Sik Yeun se sont tous les trois alignés sur la décision du gouvernement d’amender le Criminal Code Act. Ils ont immanquablement salué le chef du gouvernement pour avoir permis que le projet de loi soit présenté au Parlement.

Le PPS et député de Rodrigues, Christian Léopold est d’avis que c’est le devoir d’un gouvernement de veiller à ce que l’aspiration de chaque citoyen soit respectée , avant de mettre l’accent sur le choix qu’offrira la législation aux femmes.

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