Sculpture : Nirmal Hurry, tout public

Avec le soutien de

La transparence du verre, pour rappeler l’eau. Onze plaques de verre d’un centimètre d’épaisseur, à la mémoire des onze victimes des inondations du 30 mars dernier. Le Mémorial, placé à l’entrée du tunnel du Caudan, est signé par le sculpteur Nirmal Hurry (photo). Il a été dévoilé, lundi dernier, 29 avril.

«L’idée c’est qu’il y ait un nom sur chaque plaque de verre, mais le protocole en a décidé autrement. Les onze plaques ensemble donnent l’impression d’être dans un aquarium». LeMémorial comporte au centre, un gros nuage, «pour montrer que les inondationsce n’était pas sur Mauricemais concentré sur Port-Louis».

Y figure également : une rivière en crue. Explications de l’artiste qui depuis janvier est responsable du département Beaux-Arts au Mahatma Gandhi Institute (MGI). Nirmal Hurry explique avoir été sollicité conjointement par la cellule Culture et Avenir et le ministère des Arts et de la culture, pour la réalisation du Mémorial.

«Cette démarche a été approuvée le 21 avril, j’ai eu une semaine pour la réaliser». Dessources proches du dossier avancent que, vu la rapidité de la mise en oeuvre de la décision, cela se serait fait sans appel d’offres.

«D’habitude, c’est un honneur d’être choisi, mais là, c’est différent, parce qu’il s’agit d’une tragédie. Il fallait faire quelque chose qui fait ressentir la douleur. Quand j’étais en train d’installer le Mémorial, avant même son dévoilement, des gens passaient devant avec recueillement ».

C’est loin d’être la première fois que Nirmal Hurry livre une oeuvre tout public. La première fois, c’est en 1988, à l’occasion des 50e anniversaire de la Fête du travail. Il réalise le Monument des travailleurs, au Champs de Mars. «Je venais de rentreraprès mes études et j’aieu un mois pour le faire». La maîtrise de son art, Nirmal Hurry l’a apprise à l’école des Beaux-Arts de Paris, puis à la Jamia Millia Islamia University, de New Delhi.

Au début des années 90, il réalise la Fontaine des arts, placée devant le Plaza. «Cette fontaine a été réalisée en collaboration avec Serge Constantin .Il en a fait le dessin et on a longuement discuté ». Avec sa collègue Mala Ramyead, ils ont conçu un relief, aujourd’hui visible au rez-dechaussée du Renganaden Seeneevassen Building.

«C’est pour montrer toutes les facilités offertes par la sécurité sociale». Les promeneurs du Caudan peuvent aussi admirerl’oeuvre - où le verre est encore une fois très présent- qui lui a valu de remporter le concours de sculpture de l’agence Immedia. Concours organisé à l’occasion des 25 ans de l’agence. Enfin, tous ceux qui passent la porte d’entrée de l’Institut Français passent devant L’arbre généalogique mauricien. Un arbre à chaussures monumental que, «l’ancien directeur Yves Alain Corporeau m’avait demandé de laisser là pour un moment». Après deux décennies de travail, c’est en 2009 que Nirmal Hurry expose en solo pour la première fois.

Actuellement, «mo pa pe tro travay», confie-t-il quandon l’interroge sur ses travaux personnels. C’est qu’il est très pris avec, «tous bann papye», comprenez ses responsabilités administratives au MGI. Il prépare la prochaine édition du Salon de Mai, prévue du29 mai au 8 juin. Le thème :45 years of creative encounters.

La fontaine des arts, dans la cour de Plaza.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires