Rubeenaz Curpen: «Je n’ai jamais incriminé mon frère dans le meurtre de Denis Fine»

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Rubeenaz Curpen veut faire taire la rumeur. Elle affirme ne jamais avoir incriminé son frère, présumé trafiquant de drogue en détention à la prison de Beau-Bassin, dans le meurtre de Denis Fine, survenu le 3 janvier à Pamplemousses.

C’est une femme en colère, très en colère contre toutes ces rumeurs circulant à son sujet, que nous avons&nbsp rencontrée à Port-Louis. Une femme qui ne comprend pas comment certains médias ont, selon elle, «souillé» sa réputation et son intégrité en déformant certains de ses propos et en «inventant» d’autres.&nbspRubeenaz Curpen dement avoir&nbspdéclaré aux enquêteurs que son frère avait, dans le passé, commandité une agression contre Denis Fine. «Comment aurais-je pu incriminer mon frère qui est toujours en détention, et qui essaye de s’en sortir. Ce n’est pas logique», lâche Rubeenaz Curpen.

«J’ai moi-même été traitée comme un suspect, car j’avais quitté le domicile de Denis une heure avant que l’on ne tire sur lui. Je suis rentrée pour la bonne et simple raison qu’une des invitées présentes à la petite fête ce soir-là à Pamplemousses, avait proposé de me raccompagner à la maison», explique Rubeenaz. Cette dernière précise également que Lovena Chettiar n’a jamais été la copine de Sada Curpen et que ce n’est qu’une invention de ceux qui veulent nuire à son frère. Pour elle, il s’agirait d’un complot visant à incriminer son frère alors qu’il n’a rien à voir dans cette affaire. « Denis et Sada ont toujours été amis», raconte-t-elle.

Denis Fine voulait se marier

Sivom Paupiah, l’un des suspects dans cette affaire, interrogé par la MCIT et qui a par la suite quitté le pays, n’était pas un ami très proche de Denis Fine. «Denis Fine connaissait Sivom Paupiah, c’est un fait! Mais nous ne sommes pas venus à Maurice pour l’anniversaire de Sivom le 27 décembre. On est arrivé à Maurice le 29 décembre après avoir fait escale à Dubayy», raconte Rubeenaz. Denis Fine était venu à Maurice pour voir sa famille et aussi pour effectuer&nbsp des démarches administratives afin qu’il puisse épouser sa compagne et faire baptiser son enfant à Maurice. Le baptême était d’ailleurs prévu pour mars 2010 et Denis Fine était déjà «impatient» d’y être. Mais le destin en a décidé autrement. « Aujourd’hui, les plaies n’ont pas encore cicatrisé. J’essaye d’être forte pour l’épouse de Denis Fine et pour son enfant qui est aussi mon filleul», confie Rubeenaz Curpen.

«Que justice soit faite», c’est tout ce que demande Rubeenaz Curpen pour qui Denis Fine était comme un «frère.» Cette affaire, digne d’un scénario hollywoodien, a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. Qui a tué Denis Fine ? La question à un million de dollars ! Les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) ont procédé à plus de sept arrestations dans cette affaire. Des accusations provisoires de tentative de meurtre, de meurtre, d’ententes délictueuses, de complots ont été logées en Cour de Pamplemousses contre de nombreux suspects. L’une des accusations, logée contre

Lovena Chettiar, a d’ailleurs été rayée le 14 janvier. «Insuffisance de preuves. Nous sommes sûrs qu’elle n’a rien à voir avec ce meurtre», a déclaré l’un des principaux enquêteurs dans cette affaire pour justifier cette décision. Cependant, malgré les nombreuses arrestations, l’enquête policière piétine et semble tourner en rond. Affaire à suivre.

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