Roussety parle de «machination ourdie» par le leadership de l’Alliance gouvernementale

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Le chef commissaire de Rodrigues, libéré sous caution, clame son innocence et accuse l’Hôtel du gouvernement d’avoir «manigancé» son arrestation. Johnson Roussety fait des allégations, sans citer son nom, contre Pravind Jugnauth.

Johnson Roussety a été libéré après avoir payé une caution de Rs 40 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 150 000. Il a accueilli les membres de la presse à Port Mathurin pour donner sa version des faits. Auparavant, il avait été arrêté pour trafic d’influence.

C’est l’ancien Chief Island Executive, Jean-Claude Pierre-Louis, qui avait porté plainte contre lui. Ce dernier déclare avoir subi des pressions du chef commissaire Johnson Roussety dans le cadre du recrutement de 200 General Workers par l’administration rodriguaise.

Outre d’accuser, implicitement, le ministre des Finances de complot et d’ingérence dans les affaires de la commission anti-corruption, il soutient que Jean-Claude Pierre-Louis s’est vengé de lui en portant plainte à l’ICAC.

«C’est une action légale ridicule et complètement farfelue. Une machination qui a été montée de l’Hôtel du gouvernement. Certaines personnes à l’ICAC ont reçu leurs instructions depuis l’Hôtel du gouvernement et le ministère des Finances», allègue le Chef commissaire.

Une initiative qui porte, selon lui, l’empreinte de l’un des leaders de l’Alliance au pouvoir et dont les bureaux se situent à l’Hôtel du gouvernement, cela, ajoute-t-il «quelques jours seulement après ma prise de position contre le budget de Pravind Jugnauth». Il a plusieurs fois fait référence à «cette personnalité qui se trouve à l’hôtel du gouvernement».

«J’ai été mis au courant de certaines pratiques propres à Maurice, qui consistent à porter une accusation devant une cour de justice contre ceux qu’on souhaite réduire au silence», affirme le chef commissaire de Rodrigues.

Johnson Roussety dénonce également une section de la presse mauricienne qui essaye, selon lui, de le salir.
Quant à son accusateur, il explique ses allégations par le fait que c’est lui en tant que chef commissaire qui est à l’origine de la décision du gouvernement central de mettre fin à son contrat comme Island Chief Executive. Il affirme, aussi, à voir fait barrage à la nomination permanente du même Jean-Claude Pierre-Louis à ce poste.

«Monsieur Jean-Claude Pierre Louis était motivé, uniquement, par l’avancement de sa carrière et non par l’avancement de Rodriguais», soutient Johnson Roussety.

Ce dernier affirme que ces «intimidations» ne suffiront pas à le faire taire et se dit convaincu de pouvoir prouver son innocence. Il lance un appel aux Rodriguais pour faire bloc derrière ses revendications.

«Nous disons simplement aux gens que les besoins de Rodrigues ne sont pas satisfaits. Les Rodriguais doivent réfléchir sur ce qu’ils souhaitent pour leur avenir. Je ne veux pas me taire et prouver mon innocence

Il annonce un meeting pour ce samedi 18 décembre pour expliquer à la population rodriguaise «la machination politique dont je suis victime» et «la menace qui pèse sur l’autonomie avec complicité de nos députés au Parlement».

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