Retrait de deux projets de loi : Les motions de Ramgoolam et d’Aimée débattues et votées

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Les premières versions du Constitution Amendment Bill et du Local Government Bill déjà présentées en première lecture ont été retirées après un bref débat. Le leader de l’opposition demande au gouvernement de retenir la leçon et le Speaker admet qu’il a été à l’origine d’une confusion la semaine précédente.

Le Premier ministre et le ministre des Administration régionales ont présenté successivement une motion pour demander le retrait du Constitution Amendment Bill et du Local Government Bill. Le Constitution Amendment Bill est en réalité un pendant de la réforme des Administration régionales proposée par le ministre de tutelle, Hervé Aimée.

Ces deux projets de loi avaient été présentés en première lecture le 18 octobre dernier. Le leader de l’opposition s’est dit ravi que le point qu’il avait soulevé lors de&nbsp la dernière séance parlementaire ait été pris en compte.

C’est le chef du gouvernement qui a présenté sa motion en premier. Il a expliqué que ce retrait a été rendu obligatoire par le fait que toute mention de Rodrigues a été enlevée dans la nouvelle version du Local Government Bill. Cette décision a été prise à la suite de nombreuses protestations contre la création d’un Town Council à Port-Mathurin et l’octroi d’un statut légal à une centaine de Village Committees de l’île autonome, a-t-il expliqué&nbsp «Cela aurait demandé trop d’amendements à la première version », a ajouté Navin Ramgoolam.

Pour le leader de l’opposition, ce n’est pas la question d’amendement qui a poussé le gouvernement à revoir sa position. C’est surtout le fait que l’Assemblée régionale de Rodrigues n’avait pas été consultée au préalable, ce qui a poussé le gouvernement à faire marche arrière. Le gouvernement n’aurait pas eu, non plus, le soutien des députés de Rodrigues, y compris ceux faisant partie de la majorité gouvernementale, ni celui de l’Assemblée régionale de Rodrigues, a poursuivi le leader de l’Opposition.

« C’est quand il a réalisé que l’opposition dans son ensemble prendrait position contre, au même titre que tous les députés de Rodrigues et de l’Assemblée régionale de Rodrigues que le gouvernement a décidé de revoir sa copie. J’espère que les leçons nécessaires seront tirées de cet événement », a déclaré Paul Bérenger.

Le leader de l’opposition a précisé que l’obtention de l’assentiment de l’Assemblée régionale de Rodrigues est une condition sine qua non pour apporter un changement quelconque à l’administration publique de Rodrigues.

Paul Bérenger s’est interrogé sur les raisons de cette méprise de la part du gouvernement qui n’a pas jugé bon d’attendre un vote de l’ARR avant d’introduire le projet d’amendement constitutionnel. « Le gouvernement aurait dû être plus méticuleux, surtout quant-il s’agit de toucher à la Constitution. Je me demande si c’est un manque de préparation ou simplement de l’incompétence », s’est demandé le leader de l’opposition.

Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth,&nbsp a « condamné » pour sa part le retrait de l’amendement constitutionnel. Il a voulu commenter « le grand cafouillage » sur le Constitution Amendment Bill survenu la semaine dernière. Le speaker l’a alors interrompu pour préciser qu’il ne devrait pas associer ce «cafouillage » au Premier ministre. « C’est moi qui a été à l’origine de la confusion », a admis le Speaker.

Dans sa réponse, le Premier ministre a reconnu que l’opposition avait raison de dire qu’il faut un minimum de sérieux quant-il s’agit d’amendement à la Constitution. Toutefois, il a rappelé que ce n’est pas la première fois que des changements sont apportés à un projet d’amendement constitutionnel. Il a donné pour exemple les amendements circulés alors que les débats avaient déjà était entamés sur le projet de République, en 1992.

Le ministre des Administration régionales a ensuite présenté sa motion pour le retrait de la première version du Local Governement Bill. Ses explications ont encore une fois été suivies de l’intervention du leader de l’opposition. Ce dernier s’est étonné que le ministre n’ait pas parlé du renvoi des élections municipales dans ses explications.

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