Remercié à la Smeda, Vijay Ramgoolam hésite entre créer un parti ou intégrer le MMM

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Après 39 ans dans la fonction publique, le spécialiste de l’industrie vient d’être remercié. Amer, il dit vouloir se lancer dans l’arène politique. Et fait des appels du pied au Mouvement militant mauricien, disant parler avec son «cœur».

Il n’a jamais eu la langue dans sa poche. C’est ce qui, en fin de compte, lui a valu sa feuille de route ce mercredi 26 janvier. Vijay Ramgoolam, haut fonctionnaire dont les compétences dans le domaine de l’industrie sont reconnues, vient de perdre son poste de directeur à la Small and Medium Enterprises Development Authority (SMEDA).

Amer, désillusionné après ses multiples mises à l’écart durant ses trente-neuf ans de carrière, l’habitant du Sud ne veut plus se battre contre le système. Du moins, en tant que fonctionnaire.

Il annonce ainsi à lexpress.mu sa décision de se jeter dans l’arène politique pour la pratiquer autrement. «Si un fonctionnaire comme moi est victime de telles injustices, c’est à se demander ce que le Mauricien moyen doit subir», lâche-t-il.

Vijay Ramgoolam monte ainsi sur ses grands chevaux et se dit prêt à lancer une troisième force politique mais que le mieux pour lui serait d’intégrer un parti existant. Il dit «parler avec son cœur» et lorgne du côté du MMM.

Revenant sur son limogeage à la SMEDA, Vijay Ramgoolam explique qu’il doit sans doute s’agir d’une cabale contre sa personne suite à un incident qui s’est déroulé au sein du conseil d’administration la semaine dernière. Il a eu une prise de bec avec Amar Deerpalsing et Yusuf Dilmohamed.

«Amar Deerpalsing a tenu des propos humiliants à mon endroit et j’ai répondu sur le même ton. Son ami Yusuf Dilmohamed est venu à sa rescousse», explique-t-il. L’affaire a alors été rapportée au ministre de tutelle, Michael Sik Yuen, qui a alors tranché dans le vif.

Avec Vijay Ramgoolam forcé à la retraite, c’est la fin d’une série de turbulences professionnelles auxquelles sont habitués les Mauriciens. En août 2001, alors attaché au Board of Investment (BOI) il avait eu un accrochage verbal avec Showkutally Soodhun qui l’avait accusé d’outrage à ministre.

Arrêté, Vijay Ramgoolam a été inculpé avant que l’affaire ne soit rayée en cour. Showkutally Soodhun l’a traîné en justice, lui réclamant des dommages de Rs 500 000 suite à un entretien qu’il avait accordé à la presse. De son coté, Vijay Ramgoolam avait logé une action en cour industrielle, estimant que celui-ci doit le dédommager à hauteur de Rs 15 millions.

Après l’épisode Soodhun, en 2007, c’est avec Rajesh Jeetah que le fonctionnaire s’engage dans un bras de fer. Directeur de la Small Entreprises and Handicraft Authority (SEHDA), il voit rouge quand ce dernier ne donne pas son feu vert à ce qu’il se rende à une foire promotionnelle à Madagascar. «Tant que Jeetah sera mon ministre, je ne partirai pas à l’étranger», avait-il lancé.

Le contrat de Vijay Ramgoolam à la SEHDA arrivant à terme, en 2008, Rajesh Jeetah avait décidé de ne pas le reconduire à ce poste, ce qui a poussé la communauté Rajpoute ainsi que Voice of Hindu (VoH) à voler à son secours.

En 2009, il revient à la SEHDA, passe à la SMEDA. Avant de songer maintenant à une carrière politique.

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