Remembrance Day : première sortie officielle de Monique Ohsan-Bellepeau

Avec le soutien de

&nbspLes dirigeants du pays ont rendu hommage aux soldats tombés au champ de bataille ce dimanche 14 novembre. Moment émouvant marqué, entre autres, par la première fonction de la vice-présidente de la République, Monique Ohsan Bellepeau, qui assure l’intérim à la présidence.

Les deux premières guerres mondiales sont peut-être loin derrière nous, mais elles restent dans les mémoires. La foule présente devant le monument aux soldats inconnus, face au collège Royal de Curepipe ce dimanche matin peut en témoigner.
C’est avec le fameux Last Post joué par l’orchestre de la police qu’a débuté la cérémonie du souvenir. Celle-ci a duré une bonne demi-heure. Un roulement de tambour laisse place au silence. Deux minutes pour que chacun se rappelle ces soldats tombés sur le front pendant le conflit de 14-18 et celui qui a suivi au beau milieu des années quarante.
La cérémonie était réglée comme du papier à musique. Dans leurs plus beaux apparats, des membres de la Special Mobile Force (SMF) et de la police sont debout, en arc de cercle autour du mémorial. Un à un, ils s’avancent pour remettre une gerbe aux personnalités présentes.

La première à se recueillir est Monique Ohsan Bellepeau. Fraîchement élue vice présidente de la République, elle remplace ce matin-là le président, Sir Anerood Jugnauth, en voyage. C’est sa première sortie officielle.

Vêtus d’un tailleur noir et coiffé du «coquelicot» devenu depuis symbole de la fin de la guerre, elle est au centre de toutes les attentions. Dans la foule, nombreux sont ceux qui ont fait le déplacement pour la voir. A l’instar de Marie Anne, qui arrive difficilement à cacher son admiration. «C’est une grande dame et c’est une fierté pour toutes les femmes de ce pays», lance, de son côté, une Curepienne.

A la dernière note de l’hymne nationale, les personnalités regagnent la cour du Collège Royal. La présidente p.i et le Premier ministre échangent quelques mots avec les derniers anciens combattants réunis sous une marquise aux couleurs de la République.

Si beaucoup sont venus saluer la mémoire de leurs frères d’armes, d’autres, à l’instar de Heenous Ramjauny, avaient une autre idée en tête. Du haut de ses 95 ans, Heenous, qui habite la route Jardin, n’est pas passé inaperçu, puisqu’il a demandé explicitement à Navin Ramgoolam de ne pas oublier leur «ti kas» qu’il leur avait promis il y a bien longtemps.

«En tant qu’anciens soldats, nous touchons Rs 800, croyez-vous que c’est suffisant ?» lance le vieil homme qui s’aide d’une canne pour marcher. Les personnalités parties, la cinquantaine d’anciens combattants se retrouvent pour partager le traditionnel snack, une brique de jus et quelques souvenirs. Tous sont unanimes, la guerre, ils ne la souhaitent pas à leurs pires ennemis.

Le niveau de sécurité autour de cette fonction n’a pas échappé aux personnes présentes. Car outre les hauts fonctionnaires, des diplomates, à l’instar des ambassadeurs chinois, indiens et américains étaient présents. Interrogé à l’issue&nbsp de la Remembrance Ceremony, le commissaire de police, Dhun Iswar Rampersad, a déclaré à Radio One qu’il a demandé à ses hommes de revoir leurs effectifs. Une source nous a confirmé que le dispositif a été renforcé après le vol d’armes et de munitions au quartier général de SOS Guard lundi.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires