Rehana Ameer : Importante manif du Front Anti Répression devant la MBC fin janvier

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Pour le Front Anti Répression (FAR), le rapport de la Commission pour la Conciliation et la Médiation (CCM) sur la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC), doit être rendu public. Le front prévoit, deux manifestations, l’une, le 29 janvier devant la MBC et l’autre, à Rose-Hill, le 9 avril.

Le Front Anti Répression a exigé, lors d’un point de presse ce mardi 28 décembre, la publication du rapport du Pr Ved Prakash Torul, président de la CCM, sur la MBC. Selon ce regroupement de confédérations syndicales, si ce rapport avait été publié, l’ex-employée de la télévision nationale, Rehana Ameer, n’aurait jamais été licenciée. Le FAR est d’avis que ce rapport pourrait révéler beaucoup de choses.

Les confédérations syndicales du FAR ont déjà, ces derniers mois, organisé trois manifestations devant la MBC à Port-Louis et à Forest-Side, pour demander la réintégration de Rehana Ameer. Mais ces manifestations n’ont pas été concluantes. Mme Ameer est passée de la suspension au licenciement, sans aucune compensation. De ce fait, le FAR compte passer à la vitesse supérieure dès le vendredi 7 janvier 2011, pour réclamer que justice soit faite à l’employée licenciée. Le front attend une intervention de Premier ministre, Navin Ramgoolam, lui-même, auquel d’ailleurs ont été envoyées plusieurs lettres demeurées sans réponse.

Une série d’activités est prévue par le FAR, à partir du 7 janvier, et pourrait se poursuivre jusqu’au samedi 9 avril 2011 si Rehana Ameer ne retrouve pas son poste à la MBC.

Le FAR a présenté un plan d’action très chargé en fin de matinée, en ce mardi 28 décembre, au siège de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU) à Port-Louis. Le front vise non seulement la réintégration de Rehana Ameer mais, également la révocation du directeur général de la MBC, Dan Callikan.

Le FAR organisera une assemblée des délégués de toutes les organisations qui la composent le 7 janvier. Le même jour, le front manifestera devant le bureau du ministère du Travail et le bâtiment de la CCM à Port-Louis. Un journal préparé par le négociateur-syndicaliste Jack Bizlall, sera remis aux délégués, à la presse et au public. Ce journal aura pour l’objectif de sensibiliser sur le cas de Mme Ameer, de même que sur les actes de répression envers les travailleurs et les syndicalistes.

Une manifestation de grande envergure est fixée au 29 janvier à 10 heures, devant la MBC. Les syndiqués membres du FAR y participeront, bien que la participation du public soit aussi la bienvenue. De plus, une conférence sur la loi anti répression se tiendra le jeudi 10 février à 9h30 au centre de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), située à Coromandel. Le Front prévoit, si le cas de Rehana Ameer n’est pas réglé avant le mois d’avril, d’organiser une grande manifestation contre la répression, le 9 avril prochain, à 13h30 à Rose-Hill.

Plusieurs membres du comité du FAR affirment qu’ils envisagent même de faire une grève de la faim avec Rehana Ameer, si elle n’est toujours pas réintégrée après le 9 avril 2011.

«La plus grande violation des droits humains, c’est de priver quelqu’un de son travail. Nous irons jusqu’au bout de notre combat, parce que nous sommes convaincus que le licenciement de Rehana Ameer est arbitraire et injuste. La guerre est ouverte… Nous avons élaboré notre plan d’action», déclare Toolsyraj Benydin, président de la FCSOU.

De son côté, Deepak Benydin, président de la Federation of Parastatal Bodies Union (FPBOU), ajoute : «Notre mission est d’inciter le Premier ministre à écouter les doléances du FAR concernant Rehana Ameer au lieu des faux témoignages montés par la MBC contre elle.» Concernant le rapport du Prof. Torul sur la MBC, il avance «c’est parce que ce rapport n’a pas été publié que Rehana Ameer a été licenciée». Et de préciser : «Si ce rapport n’est pas publié, il y aura des manifestations dans les jours à venir.»

Pour sa part, Jane Ragoo, secrétaire général de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), déclare : «Nous demandons la réintégration de Rehana Ameer, et sans conditions, parce qu’elle n’a pas commis d’erreurs, elle n’est qu’une victime d’un dictateur à la MBC.»

Reaz Chuttoo, président de la CTSP, quant à lui, formule un reproche sur la non-implication des organisations qui disent lutter pour la promotion de la femme, dans cette affaire. «Je suis très critique par rapport à Gender Links et Women in Networking, qui n’ont pris aucune position, ni entrepris aucune action dans le cas de Rehana Ameer ou quand les femmes sont vraiment en train de souffrir», dit-il.

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