Redécoupage électoral : Navin Ramgoolam n’a pas l’intention de déposer sa motion

Avec le soutien de

C’est le Premier ministre qui doit présenter une motion pour décider du sort réservé au rapport de l’Electoral Boundaries Commission (EBC). Navin Ramgoolam ne compte se prévaloir de cette prérogative dans l’immédiat.

Navin Ramgoolam n’a pas l’intention de présenter une motion dans le cadre de la soumission du rapport de l’EBC, l’an dernier. Du moins pas dans l’immédiat. La priorité du Premier ministre reste le projet de réforme constitutionnelle et électorale, annoncé dans le discours-programme de son gouvernement.

C’est en réponse à une question du député du Mouvement militant mauricien (MMM), Adil Ameer Meea, que le chef du gouvernement a fait cette déclaration au Parlement, ce mardi 30 novembre. Ce dernier avait demandé au Premier ministre de dévoiler la date à laquelle il allait présenter sa motion au Parlement pour l’adoption ou le rejet des recommandations de l’EBC.

«Nous proposons que toutes les implications, légales et autres, soient considérées dans l’exercice plus large de la réforme constitutionnelle qui inclura la réforme du système électoral. Il n’est, donc, pas prévu qu’une motion soit présentée avant la fin de cet exercice», a déclaré le Chef du gouvernement.

Le 10 novembre 2009, la commission avait déposé son rapport au Parlement après avoir remis les deux premières copies au Premier ministre et au leader de l’opposition. Dès lors, l’attente avait commencé. Un an, déjà, que députés et observateurs politiques attendaient une décision de Navin Ramgoolam.

A l’heure des questions supplémentaires, le député Ganoo devait demander au Premier ministre s’il envisageait de remplacer le vote à majorité simple par une majorité des trois quarts en ce qu’il s’agit de la motion pour l’adoption ou le rejet du rapport. Le Premier ministre a fait comprendre qu’il ne souhaite pas compliquer davantage les procédures pour le redécoupage électoral.

Reza Uteem voulait, lui, savoir si les réformes électorales envisagées par le gouvernement incluraient la clause du rapport Sachs qui propose de donner force de loi aux recommandations de l’EBC. A ce chapitre Navin Ramgoolam préfère jouer la carte de la prudence. Il affirme que cela pourrait laisser une porte ouverte sur des manipulations éventuelles.

Quant au leader de l’opposition, Paul Bérenger, il a rappelé au Premier ministre que la constitution prévoit qu’un nouvel exercice de redécoupage électoral ait lieu le plus tôt possible, 10 ans après le dernier exercice.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires