«Rapprochement» Mauves – Bleus: «Ce n’est pas une question de courtiser ou non»

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Lors de leur conférence de presse ce samedi 21 décembre, Paul Bérenger et SAJ ont indiqué que les "élections se tiendront en 2014".

«Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Ce n’est pas une question de courtiser ou non...» C’est ce qu’a déclaré le leader de l’opposition, Paul Bérenger, en faisant référence au «flirt» qui aurait lieu entre les Mauves et les Bleus. C’était lors de la conférence de presse de l’alliance MMM-MSM, à Ebène, ce samedi 21 décembre.

«Nous voulons que Duval nous rejoigne», avait déclaré un membre haut placé de la hiérarchie des Mauves. Et alors que les spéculations vont bon train sur un «flirt» entre le MMM et le PMSD, le leader de l’opposition a indiqué, ce samedi 21 décembre, que «ce n’est pas une question de courtiser ou pas». Lors de la conférence de presse de l’alliance MMM-MSM, cet après-midi à Ebène, Paul Bérenger a souligné que «chacun doit prendre ses responsabilités».

Le membre haut placé du MMM avait, lui, auparavant soutenu qu’il «est clair que l’attitude de Duval envers le MMM et celle de Bérenger envers Duval ont changé». Du côté du MMM, on avoue désormais volontiers en privé attendre que le PMSD claque la porte du gouvernement pour provoquer des élections dès 2014…

D’ailleurs, le leader du MMM a déclaré aujourd’hui c’est «grâce aux transfuges et au PMSD que Navin Ramgoolam reste au pouvoir». Et d’ajouter, appuyé par sir Anerood Jugnauth, que «tous les signes démontrent que ces élections se tiendront en 2014».

Mais les intentions de Xavier-Luc Duval ne sont pas pour autant claires. Même pour ceux de son camp, apparemment. Interrogé par l’express, le secrétaire général des Bleus, Mahmad Kodabacus, déclare n’avoir aucune idée de ce dont parlait Xavier-Luc Duval en faisant référence à «mettre les points sur les i» lors de la fête de fin d’année de ce parti mercredi dernier. «Zis li tou sel kone ki linn dir.»

Selon des observateurs, les hésitations du ministre des Finances découleraient du fait qu’il sait pertinemment qu’il n’obtiendra pas le même deal qu’avec le Parti travailliste. S’il claque la porte, il ne pourra plus espérer être ministre des Finances ou n° 3 du gouvernement.

Ce qui explique que le flirt entre Mauves et Bleus se poursuit à distance pour le moment. Il n’y a pas eu de contact officiel entre la direction des deux partis, selon nos recoupements. Mais prévient notre interlocuteur du MMM, «l’attitude du Remake ne sera pas éternellement ainsi. Duval le sait…»

Du côté du MSM, on est plutôt avare de commentaires. Personne ne veut s’aventurer à commenter les propos du ministre des Finances.

Quant à Michael Sik Yuen, qui n’a pas été invité aux célébrations de fin d’année du PMSD, «pour ne pas gâcher la fête» selon Mahmad Kodabacus, son entourage indique qu’il réagira «en temps et lieu».

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