Ramgoolam sur la réforme électorale : «Aucune obligation légale de respecter le délai des Nations unies»

Avec le soutien de

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam lors de  la cérémonie tenue au Swami Vivekananda dans le cadre des célébrations pour le 66e anniversaire de l’indépendance de l’Inde ce jeudi 15 août

Plusieurs s’impatientent quant au Livre blanc promis par Navin Ramgoolam. Le MMM avançait notamment la date de ce mercredi 14 août, comme la date clé. Or, il n’en a rien été. Critiquant cet empressement  à le voir présenter le document, le PM a soutenu ce jeudi 15 août qu’il n’a aucune obligation légale de respecter le délai fixé par les Nations unies.

«Ce gouvernement est un ‘wishful thinker’», dénonce Resistanz ek Alternativ. Ce groupe, mais les politiques, également s’impatientent quant à la présentation du Livre blanc promis par le Premier ministre. Ce dernier avait demandé un délai au leader des Mauves, délai qui avait expiré samedi dernier. Ainsi, jusqu’ici, il n’en est rien.



«Il n’y a aucune obligation légale de respecter le délai prescrit par les Nations unies», a argué le Premier ministre, qui a, pour la première fois, évoqué commenté le sujet. Car, jusqu’ici, il n’a pipé mot alors que les tractations allaient bon train sur la date à laquelle il allait présenter ce livre blanc. A l’issue d’une cérémonie tenue au Centre de conférences Swami Vivekananda dans le cadre des célébrations pour le 66e anniversaire de l’indépendance de l’Inde ce jeudi 15 août, le Premier ministre a ainsi soutenu, devant les journalistes présents, que «c’est lui l’homme qui va mettre le projet de réforme électorale en place».


Et de lancer une pique en direction de l’opposition : «Ki zot inn fer an 82 ? en 2000 ? kan zot inn gayn mazorité ? Nanié. Aster kifer zot pé presser ?»


Resistanz ek Alternativ a en fait envoyé une lettre aux Nations unies, déplorant l’inaction du gouvernement à mettre en branle la réforme. Le groupe brandit le délai fixé par le Comité des droits humains des Nations unies lorsqu’il avait déposé le dossier du rejet de candidatures aux élections générales de 2010 – à cause du refus de membres de déclarer leur appartenance ethnique. Devant cette instance, l’État mauricien avait alors fait savoir qu’un livre blanc sur la réforme électorale était en préparation. Et les Nations Unies lui avaient accordé un délai pour ce faire. Un délai aujourd’hui largement dépassé.

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