Ramgoolam promet une raclée à l’Opposition aux prochaines élections législatives

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&nbspLa fin des débats sur le Budget 2012 s’est transformée en un défi électoral à l’Opposition lancé par le Premier ministre. Navin Ramgoolam a sévèrement critiqué plusieurs décisions fiscales prises par Pravind Jugnauth l’année dernière.
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Le Premier ministre a haussé le ton à la fin de son intervention dans le cadre des débats sur le Budget. Navin Ramgoolam a répondu du tac au tac au leader de l’Opposition qui l’a accusé de débiter des faussetés en affirmant que le gouvernement MMM-MSM avait dissout l’Economic Crime Office (ECO) à son arrivée au pouvoir en 2000.
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« Je vous rappelle que ce sont eux qui ont dissout l’ECO en 24 heures en amendant la Constitution. Et ce sont ceux-là mêmes qui veulent aujourd’hui sauver le pays et réclament des élections », a lancé le chef du gouvernement alors qu’il abordait la fin de son intervention.
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« C’est une fausseté historique ! Nous avons créé la Commission anti-corruption », lui rétorque Paul Bérenger.
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Ce à quoi Navin Ramgoolam devait renchérir : « Patience ! Vous allez voir la raclée que vous recevrez. Je n’ai pas peur et je vous attends de pied ferme ». Vous verrez ce qui va arriver au petit parti ».
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« Donne les élections. Poltron ! », lancera à son tour le leader du Mouvement militant mauricien (MMM).
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Cette remarque mettra hors de lui le Premier ministre qui le fustige d’un cinglant : « Tu as l’habitude de perdre, tu perdras encore ».
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C’est sur cette confrontation directe entre le leader de l’Opposition et le chef du gouvernement qu’a pris fin le discours de Navin Ramgoolam qui l’avait portant entamé sur un ton des plus sobres.
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En effet, au début de son intervention, le chef du gouvernement avait choisi d’expliquer les raisons de l’abolition de certaines mesures fiscales annoncées par son ancien ministre des Finances, lors du précédent exercice budgétaire. D’emblée, il a soutenu qu’il n’avait pas l’intention de descendre aussi bas que le leader du Mouvement socialiste militant (MSM) en lui reprochant « tous les malheurs du monde ». Et de lancer au principal concerné qu’il devait assumer entièrement sa part de responsabilité.
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Navin Ramgoolam devait faire comprendre qu’il comprenait que l’ancien Grand argentier avait éprouvé de grosses difficultés pour préparer le Budget national de 2011 étant donné qu’il n’avait pas une grande maîtrise de l’économie et des chiffres. Toutefois, il lui a reproché de s’être fié à des conseillers qui en savaient encore moins en citant notamment les noms de Sunil Dowarkasing et Sherry Singh.
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Le Premier ministre s’est longuement appesanti sur la réintroduction de la taxe sur les plus-values (Capital Gains Tax) par Pravind Jugnauth. Navin Ramgoolam déclare qu’il avait averti son ancien ministre des Finances des effets négatifs d’une telle mesure.
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« Il m’a répondu qu’il était convaincu que c’était la meilleure voie et j’ai éventuellement donné mon accord pour un essai », ajoute-t-il.
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Dans son analyse, le Premier ministre estime que cette mesure a été catastrophique pour l’économie et qu’elle a refroidi les ardeurs des investisseurs faisant chuter lourdement l’investissement étranger.
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« L’introduction de la Capital Gains Tax a pratiquement stoppé les projets d’Integrated Resort Scheme et découragé les petits propriétaires terriens à investir dans les Real Estate Schemes », regrette Navin Ramgoolam.
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C’est ainsi, dit-il que la décision de revenir en arrière a été prise.
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Il a également reproché à l’ancien ministre des Finances d’avoir voulu nommer des « gens incompétents » à la tête de certaines institutions publiques. C’est pour cela que la nomination de certains proches du MSM a pris du temps, explique-t-il.
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Navin Ramgoolam a aussi pris le temps de revenir sur certaines mesures annoncées par Xavier Duval le 4 novembre dernier. Il s’est réjoui du soutien apporté aux petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que de la constitution d’un National Resilience Fund. Il a longuement énuméré les mesures sociales contenues dans le Budget 2012 avant d’insister sur la nécessité de maintenir un niveau de sécurité dans le pays. Il s’est appuyé sur les statistiques officielles pour postuler que les mesures prises par son gouvernement depuis 2005 ont fait chuter le taux de criminalité qui est passé de 4,5% en 2007 à 4,1% en 2010.
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