Ramgoolam envisage de remanier son équipe après le départ du président singapourien

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Le chef du gouvernement songerait à donner un coup de fouet à son équipe de ministres. Des départs à l’ordre du jour augurent l’arrivée de nouveaux ministres jugés plus dynamiques.

Info ou intox ? Le bruit court avec persistance, depuis quelques jours déjà, au sein de l’Hôtel du gouvernement, que le Premier ministre songe très sérieusement à remanier son équipe ministérielle. Un an vient de s’écouler depuis son troisième mandat et il envisagerait de donner un coup de fouet à son équipe, explique-t-on.

La date a même été avancée : la chose devra se faire après le 7 juin. Afin de ne pas froisser les susceptibilités des uns et des autres, que ce soit au sein du Parti Travailliste (PTr), du Mouvement socialiste militant (MSM) ou du Parti mauricien social démocrate (PMSD) avant et pendant toute la durée de la visite d’Etat du président du Singapour, Sellapan Ramanathan.

Les spéculations vont bon train sur la liste des têtes qui vont tomber et des nouveaux arrivants dans l’équipe ministérielle. La première victime serait un membre du Cabinet en ballottage défavorable depuis plusieurs mois et qui s’est également démarqué du groupe par ses dérapages.

Des membres du Cabinet ayant récemment rencontré des soucis de santé se verront attribuer des postes moins contraignants. Un ou deux autres seront, eux, invités à abandonner leur maroquin pour faire place à de fortes têtes qui siègent comme backbenchers dans l’hémicycle.

Trois noms sont cités comme favoris dans le starting-block : Suren Dayal, Patrick Assirvaden et Lormus Bundhoo. Ils auront pour mission de redorer le blason de l’écurie rouge.

Fort malheureusement, il n’y a pas que la compétence qui compte. Un zeste de logique communale est à l’ordre du jour pour éviter une levée de boucliers. Un ministre sera remplacé par un autre élu issu de la même composante ethnique.

Avec la récente guerre de tranchée avec le MSM, ce parti devra être caressé dans le sens du poil. Des noms sont cités mais, comme souvent, au sein de ce parti, ce sont les liens familiaux ou la fidélité qui pèseront dans la balance. Ce qui fait que les moindres faits et gestes de Navin Ramgoolam sont analysés car il a pour habitude de passer à l’acte au moment où l’on s’y attend le moins, assure-t-on.

Lors de son dernier remaniement, en septembre 2008, le Premier ministre n’avait pas fait dans la dentelle. Il a tranché dans le vif. C’est ainsi qu’Etienne Sinatambou, qui s’est avéré inapte à gérer le ministère de la Technologie de l’information et de la Communication, avait perdu son poste. Les nouveaux venus avaient alors pour noms Jean-François Chaumière, Lormus Bundhoo, Balkissoon Hookoom et Devanand Ritoo.

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