Ramgoolam en faveur d’un quota pour davantage de femmes à l’Assemblée nationale

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Le chef du gouvernement, Navin Ramgoolam pense qu’il faut imposer un quota afin que davantage de femmes siègent au Parlement. Il l’a annoncé ce mardi 8 mars, à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, est en faveur de l’imposition d’un quota pour que les femmes disposent de plus de sièges à l’Assemblée nationale. C’est ce qu’il a affirmé dans son discours lors d’une célébration pour commémorer la Journée Internationale de la Femme, en ce mardi 8 mars 2011, au Centre de conférence internationale de Grand-Baie.

«C’est un long débat entre le quota ou le mérite… Je crois que nous devons mettre en place un système de quota», a déclaré le chef du gouvernement. «Nous aurons l’occasion d’en parler quand nous discuterons de la réforme électorale. Il faudra bien définir ce système. A cet effet, nous ferons appel à des experts d’ici et de l’étranger car il faut faire attention quand on touche à la Constitution», a-t-il poursuivi.

Navin Ramgoolam a cité les nominations de plusieurs femmes au sein du gouvernement et du Parti Travailliste (PTr) pour faire ressortir que les rouges «ont toujours cru en la cause féminine». Par exemple, la nomination de Monique Oshan-Bellepeau à la vice présidence de la République.

Le Premier ministre a également souligné qu’en cette Journée internationale de la femme, il est important de leur rendre hommage car elles contribuent au développement du pays. Il est d’accord avec le thème de cette journée à l’effet que «les femmes sont des agents de la transformation». Selon lui, les pays qui ne reconnaissent pas les droits de la femme font moins de progrès.

Lors de la célébration de cette journée au Centre de conférence de Grand-Baie, il a invité d’une part, les femmes à prendre conscience de leur «force». D’autre part, il a déploré un «problème sociétal» à Maurice où les gens ne veulent pas changer de mentalité concernant leur perception de la femme ou encore la non-reconnaissance de son plein potentiel. Aussi, que les entreprises ou institutions du secteur privé ne donnent pas assez d’opportunités de promotion aux femmes, contrairement à la fonction publique, qui a évolué sur cette question.

De surcroît, Navin Ramgoolam a lancé un appel aux femmes de se faire examiner afin de déterminer qu’elles ne souffrent pas du cancer du sein, des ovaires ou de l’utérus. Il a mis en exergue le fait que, le plus tôt ces maladies seront dépistées, plus il y a de chances de les soigner ou d’en guérir.

Il a réitéré sa détermination à lancer un institut, aux normes internationales, spécialisé dans les maladies des femmes et des enfants. Des consultations sont en cours dans ce sens, a-t-il assuré.

Pour sa part, la ministre de l’Egalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, Sheila Bappoo, a annoncé la préparation d’un projet de loi, le National Women’s Council Bill, «qui inscrira de manière significative dans l’approche du genre et du développement». A son avis, ce sera «un tournant décisif dans notre volonté de répondre aux aspirations des femmes». Elle avance que son ministère est aussi en train de travailler en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) sur la mise sur pied d’un centre de recherche à cet effet.

Autre annonce, une émission consacrée à la femme sera diffusée chaque semaine sur les chaînes de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC).&nbsp

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