Ramgoolam au Parlement : Les agressions sur les touristes en constante baisse depuis 2005

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Le nombre d’agressions subies par les visiteurs étrangers a reculé de 68% de 2005 à 2010. Toutefois, très peu d’agresseurs ont été punis par la loi, les poursuites ayant été abandonnées dans beaucoup d’affaires.

3 967 touristes ont été victimes d’agressions de janvier 2005 à ce jour. Ces chiffres ont été rendus publics par le Premier ministre ce mardi 22 mars lors du Prime Minister’s Question Time (PMQT) à l’Assemblée nationale. Il répondait à une question du député de l’opposition, Kavy Ramano.

Même si les chiffres paraissent énormes, le nombre de cas enregistrés auprès des autorités policières est en net recul depuis 2005 selon les chiffres fournis par Navin Ramgoolam. En effet, le nombre d’agressions sur les touristes, qui reste le talon d’Achille de cette industrie porteur de notre économie, est passé de 913 en 2005 à 292 en 2010.

Une baisse de plus de 68% qui mérite amplement d’être soulignée. Rien qu’en 2010, le taux de criminalité dans ce secteur a chuté de 38% passant de 471 cas rapportés à 292 cas.

Cependant, c’est au niveau du nombre des cas dans lesquels des condamnations ont été prononcées que le bât blesse. Plus de 85% des cas d’agressions sur les étrangers enregistrés depuis 2005, soit 3 380 sur 3 967, ont été classés. La raison dans la plupart des cas est que les victimes qui sont en même temps les principaux témoins de la poursuite, n’étaient plus au pays au moment où les affaires ont été appelées en cours. Dans d’autres cas, les coupables n’on pas pu être retracés.

Quant à la deuxième partie de la question du député mauve, qui portait sur la dissolution de la Police du Tourisme, le Premier ministre a informé la Chambre que cette unité spécialisée a été intégrée à l’Emergency Response Service (ERS), en juillet dernier.

La réorganisation de l’ERS s’inscrit dans le cadre de l’implémentation du National Policing Strategic Framework. Toutes les requêtes concernant les touristes sont désormais redirigées vers l’Operation Room de la ERS qui dispose, selon le Premier ministre, de moyens nécessaires pour une intervention rapide.

D’autre part, un Tourist Facilitation Desk a été mise en place aux Casernes centrales. Ce desk agit comme un one-stop-shop pour les étrangers qui ont besoin d’avoir recours aux services de la police.

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