Ramgoolam annonce un système payant pour les plaques d’immatriculation personnalisées

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Le Premier ministre évoque l’introduction des plaques d’immatriculation personnalisées au détour d’une phrase sur les normes à respecter par les automobilistes. Bien que la loi existe pour ceux qui font fi des règlements, il en prévoit d’autres.&nbsp

Les autorités n’ayant pas encore réussi à se retrouver dans le dossier des plaques d’immatriculation aux normes britanniques, le Premier ministre annonce l’adoption des plaques personnalisées. Intervenant à l’ouverture d’une nouvelle route reliant le village de Mare-d’Albert à celui de Gros-Bois, il a laissé entendre que le gouvernement s’est déjà penché sur ce projet et qu’un tel système sera payant.

« Vous savez, j’ai vécu en Angleterre. Si quelqu’un s’appelle Anil, il peut utiliser les lettres A, N et le chiffre 1 avant d’ajouter un L », a-t-il expliqué à son auditoire sur un ton badin. Il a ainsi saisi l’occasion pour revenir sur la polémique autour du dernier règlement décidé par le ministère du Transport quant aux nouvelles plaques et qui a vite été mis au placard.

Le chef du gouvernement a indiqué que les nouvelles plaques s’appliquent aux nouvelles voitures mais que petit à petit, la loi devra être respectée par tous. Bien que la loi fasse mention des normes à respecter quant aux inscriptions sur les plaques, il a fustigé ceux qui personnalisent les leurs en modifiant les chiffres afin qu’ils ressemblent à des lettres, annonçant par la même que de nouvelles lois seront votées pour les condamner...&nbsp&nbsp

Revenant sur un épisode du temps de son père, il a fait part de la nécessité de respecter les règles de sécurité pour les motocyclistes. Et d’avouer qu’à l’époque lui-même n’a pas fait grand cas des règlements. « quand&nbsp j’étais jeune, je n’étais pas un saint, j’étais plutôt turbulent... », a-t-il lancé, indiquant avoir été arrêté, alors que son père était Premier ministre, à un contrôle routier sur sa bicyclette parce qu’il n’avait pas de phare.

Navin Ramgoolam a également parlé de l’importance de renforcer le contrôle technique - « fitness test» - des véhicules. Il a annonçé la création d’un Trafic Model Village à Rose-Belle et a dit avoir choisi ce village à cause de l’accident de 1975 quand un camion avait tué quinze personnes parce que ses freins ne répondaient plus.

Toujours sur le thème de la sécurité routière le &nbspPremier ministre a déploré le nombre de morts sure les routes. &nbspIl&nbsp a aussi évoqué le’ destin,&nbsp le karma. Navin Ramgoolam&nbsp a ainsi dit son désir « d’être réincarné ici dans cent ans » pour voir ce qui a changé à Maurice dans ce domaine.

A&nbspfond dans le mysticisme, après avoir rappelé avoir offert un casque de moto à un ancien chauffeur de son père, du temps qu’il était gouverneur, mais qui est mort d’une fracture du crâne par la suite, Navin Ramgoolam a parlé de ses conversation avec sa femme, confiant lui avoir dit que s’il ne faisait pas de la politique, il aurait été « s’asseoir sur une montagne pour développer []]]ses] intuitions ».

Plus terre-à-terre, il n’a pas manqué d’égratigner Raj Meetarbhan, éditorialiste et rédacteur en chef du quotidien l’express. Il l’a vertement critiqué pour avoir osé transposer la situation en Egypte à celle prévalant à Maurice. Il a admis avoir qualifié le journaliste de « méga bouffon » et a promis de l’affubler, lors du meeting du 1er mai, d’un autre pseudonyme bien plus dénigrant.

A l’issue de cette fonction, Navin Ramgoolam s’est laissé aller à un commentaire à la presse, affirmant que dans toute alliance il y a des divergences d’opinions. Il fait ainsi taire la polémique sur les incidents entre élus du Parti Travailiste et du Mouvement socialiste militant (MSM) le mardi 12 mars à l’Assemblée nationale.

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