Ramgoolam: «Tout le monde veut devenir PM»

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C’est à Triolet, son fief, que Navin Ramgoolam choisit de parler de la difficulté d’être Premier ministre.

Précédemment, il avait déjà déclaré que les gens ne réalisent pas le travail que doit accomplir un Premier ministre. Il revient à cette thématique à la célébration du 100ème anniversaire de Srichrisnalall Audiar, habitant de Triolet, décrit comme un fervent disciple de sir Seewoosagur Ramgoolam.

On est le 2 avril. Il y a une foule compacte, une centaine de personnes sous une tente érigée pour l’occasion, sont moins là pour fêter l’anniversaire du centenaire que pour voir et écouter leur héros. Navin Ramgoolam ne les décevra pas. Il insiste donc sur le fait que tout le monde veut devenir Premier ministre.

A l’intention du centenaire, Navin Ramgoolam explique que celui-ci a connu son père. «Mon père se rendait souvent chez Srichrisnalall Audiar. Mon père avait beaucoup de respect et de considération pour lui. Alors, moi aussi. C’est une valeur d’être proche d’un PM. C’est plus qu’une fortune. Les gens ne réalisent pas ça. Il y a des gens qui ne connaissent pas la valeur d’un PM», fait-il remarquer.

Navin Ramgoolam tient le bon bout. Il peut évoquer ce poste tant convoité et égratigner, au passage, ses adversaires. «Il y a des gens qui font des plans pour devenir Premier ministre. Tout le monde veut devenir PM. Il y a des gens qui intègrent le MMM pour devenir PM», assure-t-il.

Citant ensuite en exemple le centenaire, Navin Ramgoolam extrapole sur le fait que la valeur du travail n’est pas suffisamment reconnue par certains. «Rien n’est acquis dans le monde, dans la vie. Les Mauriciens ne réalisent pas cela. Par exemple, les étudiants qui pensent que le gouvernement doit payer la totalité de leurs frais d’examens, que c’est acquis. Mais, le gouvernement n’aide que ceux qui font des efforts», explique-t-il.

Le leader du Parti Travailliste ne manquera pas non plus l’occasion de glisser un petit mot de mobilisation en vue du meeting du 1er mai. A cet effet, il rappelle que son parti qui est à l’origine du droit de vote accordé à tous. C’est une grande chose.

Quand nous avions décidé d’accorder le droit de vote, Jules Koenig avait dit ‘zot pe prend rasoir pou mette dans la main zaco’. C’est un peu vrai. A l’époque, cela a créé de la division», dira-t-il, en ce sens.

Le volet historique clos, le Premier ministre évoque le travail de son gouvernement. «Nous dans le gouvernement, nous passons par des moments difficiles. Certaines choses se sont stabilisées, d’autres non. Il faut veiller.

S’assurer qu’on puisse payer notre déficit. Déjà, nous avons réduit nos dettes. Il faut s’assurer que les gens ne perdent pas leurs emplois», explique-t-il, à ce chapitre. Avant de conclure son discours sur l’action de son gouvernement à l’intention des personnes âgées.

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