Ramgoolam : « C’est moi qui décide avec qui je discute de la réforme électorale »

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Le Premier ministre réagit à l’affirmation de sir Anerood Jugnauth sur la présence du Mouvement socialiste militant (MSM) lors des prochaines discussions sur la réforme électorale. Navin Ramgoolam martèle que c’est lui qui décide qui il reçoit à son bureau.

Le chef du gouvernement ne compte pas discuter de la réforme du système électoral avec le MSM. C’est ce qu’il a laissé entendre, le jeudi 19 juillet 2012, à l’issue de la cérémonie d’inauguration du pont de Notre-Dame-de-Fatima, à Petite-Rivière-Noire. Navin Ramgoolam déclare qu’il décidera seul qui il recevra pour discuter de la réforme électorale.

« J’ai entendu dire que des membres du MSM avancent qu’ils seront présents à une éventuelle réunion pour discuter de la réforme électorale. C’est moi qui décide qui je veux rencontrer. Autant que je sache, il n’y a qu’un leader de l’opposition. Et un seul Premier ministre et c’est moi qui décide qui je vais inviter à mon bureau », lâche Navin Ramgoolam sur un ton sec.

Il était interrogé sur la reprise des négociations entre lui et le Mouvement militant mauricien (MMM) sur la question de réforme électorale qui a refait surface depuis le mardi 17 juillet 2012. Ce jour-là, le leader de l’opposition avait confirmé que son adjoint avait rencontré en plusieurs occasions le chef du gouvernement.

Paul Bérenger avait ajouté qu’il s’apprêtait lui-même à en faire autant « pour finaliser les choses ». Il avait également fait comprendre qu’il n’y avait aucune nécessité pour lui de se faire accompagner par un représentant de son partenaire d’alliance, en l’occurrence le MSM.

Une position rejetée par le leader de l’alliance MSM-MMM, Sir Anerood Jugnauth, qui déclarait le lendemain que Paul Bérenger ne participera pas seul à cette rencontre annoncée avec Navin Ramgoolam. D’où la réponse lapidaire du Premier ministre à Petite-Rivière-Noire.

Lors de son discours officiel, Navin Ramgoolam a repris ses critiques vers l’opposition parlementaire.
« Ce sont des amateurs qui parlent et qui promettent. Les professionnels passent à l’action. Nous, nous disons ce que nous avons l’intention de faire et nous faisons ce que nous avons dit », soutient Navin Ramgoolam.

Le pont de Notre Dame-de-Fatima avait été endommagé à plusieurs reprises suite à la montée des eaux pendant la saison des grosses pluies. Il faut dire que chaque année l’inondation de ce pont est la source des nombreux problèmes de transport pour les habitants de la côte sud-ouest. Cette route principale qui relie l’ouest et le sud-ouest aux Plaines-Wilhems et à la capitale est littéralement coupée à chaque fois que les grosses averses s’étendent sur plusieurs heures dans cette région.
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